Tributo a Carlos Paião, 2008
Pardonnez-moi de me faire plaisir.
Vingt ans après, c’est toujours avec bonheur (ah nostalgie quand tu nous tiens) que j’aime encore écouter celui qui a marqué de son empreinte la musique portugaise au cours des années 80.
Certes, il n’est pas si connu que cela à l’étranger, malgré le fait qu’il a représenté le Portugal à l’Eurovision, avec une chanson ironique [un peu comme le groupe Telex].
Quelques voix de la nouvelle génération ont construit un album hommage, à celui qui disparaissait, dans la fleur de l’âge, alors que le grand rideau de l’avenir semblait l’inviter à croquer la vie à pleines dents.
Ah si vous saviez combien de fois j’ai pu écouter Cinderela ou encore Pó de arroz
Pardonnez-moi de me faire plaisir. Je reconnais volontiers que sur ce coup-là, je me la joue un peu égoïste.
Il Divo, 2008 – The promise
Voilà, pour Noël on a ressorti les quatre mannequins du placard, avec la certitude que vous serez conquis par le sourire Colgate des quatre bibelots, bien gominés, sentant bon l’eau de Cologne, propres et si bien dépoussiérés. Les grands-mères, les filles et mon copain Brazex adorent ça.
Des reprises, encore de reprises et en voilà de reprises, remises au service des quatre ténors. Et on se laisse languir à l’écoute d’un classique du groupe Abba, ou bien d’une vieille chanson d’Aznavour, ou encore d’Amazing Grace, chantés par quatre voix sans un pli rugueux. De la belle ouvrage tout de même. 
Laura Marling, 2008 – Alas I cannot swim
C’est l‘écoute de «Ghosts » chez Listen, See, Feel qui m’avait mis la puce à l’écouteuse. Alors l’autre jour, quand j’ai entendu son album siffloter derrière mon dos, je me suis dit que ce ne serait peut-être pas une mauvaise idée qu’on fasse petit un tour ensemble.
Je ne sais pas si toutes les habituelles références ou comparaisons avec Dylan, Young et tant d’autres sont justifiées, mais je crois vraiment qu’une jeune fille talentueuse et pleine de vie nous offre 12 chansons d’une excellente facture. Sa musique est un véritable bonheur. Un régal. Je dirais comme à la Fnac : Attention talent !… Pour le prix vert, voyez avec eux. Ne soyez pas timides.
Alain Souchon, 2008 – Ecoutez d’où ma peine vient
Quel tricheur, cet Alain. On lui donnerait le bon Dieu sans confession, en écoutant des chansons comme ça, d’une manière distraite. Pourtant, en mettant l’écouteuse en veille, on s’aperçoit qu’il donne une tape ici et là : «Et la foule s’est mise à marcher, au pas de la loi du marché…» ou encore plus loin «La boite a coulé ma pouce, mais nous on va se la couler douce».
Toujours empreint d’une mélancolie rêveuse, l’interprète de l’excellente «Foule sentimentale» nous offre un album splendide et toujours hors mode.
Je ne sais pas pour les autres mais moi, une fois encore, je suis séduit. Et puis, pour les distraits, qui vont vous jurer qu’il n’y a pas de Laurent dans cet album dites-leur qu’il y a un titre caché «Popopo» dont le compositeur n’est autre que Laurent Voulzy. Quel duo de blagueurs, ces deux-là. 
Imelda May, 2008 – Love tatoo
J’ai adoréeeeeeeeeeee. Donc, si cela ne vous met pas déjà sur la piste, je ne sais pas ce que je dois vous dire d’autre.
Cet album contre la morosité devrait être en vente dans toutes les bonnes pharmacies.
Ceux qui d’habitude vont promener leurs os (non, non je ne pense à personne je vous jure) ne vont pas tenir en place et même vont sentir une nouvelle jeunesse leur parcourir tout le corps.
Faut dire que l’excellente Imelda a tout de même prévu Knock 1 2 3 et surtout Meet you at the moon, histoire de se traîner dans un slow langoureux. 
Raphael Saadiq, 2008 – The way I see
Encore un album de musique ‘érre-ene-bi’, auquel je résistais avant de lire l’avis avisé et enthousiaste de Saab (à propos, voilà un lien pour tous ceux qui veulent faire connaissance avec sa jolie et sympathique frimousse. Ne lui dites pas que j’ai vendu la mèche) et je dois vous avouer que… tiens, je reprendrai les mots de With music in my mind: «est-il possible d’écouter avec tant de bonheur un album de soul ? Oui, avec Robin Thicke et Leon Ware, c’est assurément le trio (soul) de tête masculin qu’il est indispensable d’avoir écouté cette année. Fantastiquement produit, réalisé, arrangé et doté d’un sens du groove aigu et de mélodies riches, c’est un album indispensable: léger, tendre, moelleux et sérieux à la fois, un petit chef d’oeuvre qui sonne déjà comme un classique.» 
Elle cause bien, notre amie Saab, n’est-ce pas?






Tu me chambres, ma parole 😉 Non, plus sérieusement c’est trop excellent l’album de Saadiq, un vrai coup de coeur de l’année. C’est toujours avec un plaisir évident que j’écoute Imelda, Laura Marling et même Alain Souchon, sa force tranquille est impressionnante.
Encore une autre semaine musicale façon Armando…
Moi, je craque pour Souchon…
L’ensemble me plaît beaucoup. Tout spécialement Carlos Paiao, Imelda May et Raphael Saadiq. Quant à Souchon, j’ai acheté le CD la semaine dernière et je ne regrette absolument pas.
Merci Saab.
Merci Armando pour ce super choix de ce samedi. Tout cela donne envie de bouger…
Encore d’excellents choix
J’écoute Love Tatoo dès mes os sont au repos lol
Sans l’être j’adore Saadiq…
Il faut d’abord arrêter ses deux vidéos avant d’écouter mais c’est du tout bon
Merci à Saab
Et à toi pour l’ensemble
Content d’avoir pu partager mes puces
Mais rendons à Saab ce qui appartient à César, elle fut la première à parler de cette artiste incroyablement talentueuse.
Et cette Imelda May, avec Miss Lauren Marie elles vont bien réussir à remettre le Rockabilly à la mode.