E.E. Cummings – La mémoire de nos enfants

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[Toile de Jean-Daniel Rohrer]

 

 

La mémoire de nos enfants

J’ai toujours ton coeur avec moi;
Je le garde dans mon coeur.
Sans lui, jamais je ne suis.
Là où je vais, tu vas ma chair,
Et tout ce je fais par moi-même
Est ton fait ma chérie.
Je ne crains pas le destin,
Car tu es à jamais le mien ma douce.
Je ne veux pas d’autre monde,
Car, ma magnifique, tu es mon monde, mon vrai monde.
C’est le secret profond que nul ne connait,
C’est la racine de la racine,
Le bourgeon du bourgeon,
Et le ciel du ciel d’un arbre appelé Vie,
Qui croît plus haut que l’âme ne saurait l’espérer
Et l’esprit le cacher.
C’est la merveille qui maintient les étoiles éparses.
Je garde ton coeur,
Je l’ai dans mon coeur.

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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9 réponses à E.E. Cummings – La mémoire de nos enfants

  1. lady sonia dit :

    j’ai egalement decouvert ce poeme dans ce film de cameron diaz et à chaque fois ke je le lis je suis transportée, j’ai le meme effet meme si le lis une bonne dizaine de fois. c’est tout simplement un chef d’oeuvre.

  2. poutika dit :

    il est très beau ce poème c’est vrai :-)

    cependant si tu mets  » ma chair » au lieu  » de ma chère… » çA a aucun sens avec la suite du poème….

  3. dida dit :

    j’ai découvert ce poème à travers « In her sheos » ce beau film de Cemeron Diaz… dans quelques jours ça sera l’anniversaire de ma bien aimée ma soeur, plus grande que moi d’âge… mais restera toujours la petite enfant que je connais… je cherchais un cadeau à lui offrir et j’ai trouvé ce poème… si touchant… je ne pourrai trouver meilleur présent que ces beaux mots…

  4. Lali dit :

    Une jolie toile pour un magnifique texte.
    Ou un joli texte pour une magnifique toile.

  5. Merci Flairjoy, Agnès, Sylvie, Fifi d’avoir apprécié le choix…

  6. Fifi dit :

    C’est si difficile et si beau de mettre en mots ce lien essentiel, le coeur à coeur avec ceux que la vie nous a donné !
    Merci !

  7. sylvie dit :

    Moi aussi j’aime beaucoup…
    La toile et le poème..
    Touchée! :)

  8. agnès dit :

    J’aime :
    ‘C’est le secret profond que nul ne connait,
    C’est la racine de la racine,
    Le bourgeon du bourgeon,
    Et le ciel du ciel d’un arbre appelé Vie,
    Qui croît plus haut que l’âme ne saurait l’espérer
    Et l’esprit le cacher.
    C’est la merveille qui maintient les étoiles éparses.’

    :-)

  9. Flairjoy dit :

    Quel beau poème! Et quelle belle toile!
    J’aime beaucoup les techniques mixtes de Rohrer et je sais que c’est le mariage de l’écriture, des lettres, des coeurs et du rouge qui me font craquer!

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