Fernando Pessoa

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Nombreux son ceux qui vivent en nous.
Si je pense, si je ressens, j’ignore
Qui est celui qui pense, qui ressent.
Je suis seulement le lieu
Où l’on pense, où l’on ressent.

J’ai davantage d’âmes qu’une seule.
Il est plus de moi que moi-même.
J’existe cependant
À tous indifférent.
Je les fais taire : Je parle.

Les influx entrecroisés
De ce que je ressens ou ne ressens pas
Polémiquement en celui que je suis.
Je les ignore. Ils ne dictent rien
À celui que je me connais : J’écris.

 

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Poèmes Païens
d’Alberto Caeiro et de Ricardo Reis
Traduit du portugais par
M. Chandeigne,
P. Quilier et
M. A. Camara Manuel

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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12 réponses à Fernando Pessoa

  1. Et moi que je m’étais toujours demandé d’où « Mian » pouvait bien venir…

  2. JC dit :

    Je sais Lali même chiant et pourtant hein ?

  3. Lali dit :

    Tout ce qui finit en « ian » n’est pas arménien, JC!

  4. JC dit :

    Que la paix soit

  5. Isa dit :

    Arménien J.C.??… je dirais plutôt « lunaire »… Pessoa, c’est lunaire.

  6. alice dit :

    Pessoa …

    Nébuleux, le mot est faible.

  7. JC dit :

    Pessoanian c’est arménien ça non ?

  8. dubleudansmesnuages dit :

    Normal que tu trouves ça un peu nébuleux, JC… C’est un texte de saison.
    Et puis, il faut bien te dire qu’il n’est pas écrit ni en alexandrins ni en franciscains mais en pessoanians… Et ça change tout.
    lol

  9. Denise dit :

    Quel plaisir de relire ce très beau poème.
    « Nombreux sont ceux qui vivent en nous »…c’est tellement vrai !

    Il y a quelques mois, j’avais acheté le livre qui m’enchante toujours.

    Merci Armando pour le « mardi des poètes » qui est joliment écrit.

  10. BRAZEX dit :

    Superbe portrait de Fernando Pessoa

  11. JC dit :

    Un peu nébuleux non ?

  12. Flairjoy dit :

    Joli jeu de lettres comme en-tête!

    Merci d’amener sur l’écran ce poème qui porte une profonde réflexion et ce portrait de Pessoa qui lui sied bien.

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