[tableau: Guy Leroy]
Le monde de la musique n’arrête pas de produire des choses merveilleuses.
Et à vous dire vrai, c’est quand je plonge mes aspirateurs sonores dans l’océan de la musique que je me dis que c’est un vrai gâchis toute cette perte de temps à écouter toutes ces sottises qu’on se dit. À tort et à travers. Enfin, quand je dis «on», je voudrais dire moi.
Parce que vous, ami lecteur, vous ne dites jamais de sottises. Je n’oserais jamais penser cela de vous. Je suis taquin certes, mais pas à ce point tout de même. Denise ne serait pas contente.
Avanti con la musica mestro … the show mus go one …
Emmylou Harris, 2008 – All i intented to be
Et dire qu’elle a démarré sa carrière il y a plus de quarante ans, influencée dit-elle par Bob Dylan et Joan Baez.
Son album est simplement superbe. Et même si Emmylou prétend modestiment qu’elle est une simple interprète plutôt qu’autre chose, on trouve parmi les 13 titres de cet album des signatures comme Patty Griffin, Kate et Anna McGarrigle, ou encore Tracy Chapman, mais également quatre titres signés Emmylou Harris.
Il s’agit d’un savoureux retour aux sources «folk» et «country». Un album efficace et envoûtant.
Mes préférences vont à «Moon song», «Sailing Round The Room», «Kern River» et puis les dix autres.
Un album que ferait un bien fou aux écouteuse de mon ami JC. Sans remboursement par la sécu, bien évidmement.
Si le coeur vous en dit, vous pouvez apprécier sa belle maitrise vocale ici.
George Duke, 2006 – In a mellow Tone
Voilà que tous ceux qui prétendent que George Duke n’a pas de voix devraient s’asseoir et écouter «Sweet Baby» ou encore «Down the road». Et puis tout le monde ne peut pas être Pavarotti. Et il vaut bien mieux quand on fait du Jazz. Pour les admirateurs de talent et de bonne musique, je vous conseillerai ce magnifique album sorti en 2006. Rien que pour le plaisir d’écouter ce bon George Duke taquiner les ivoires de son piano. J’ai adoré «Spring is here» et «I love you Porgy». J’imagine aisément les blanches et noires de son piano miauler de bonheur. Ah, vous n’aimez pas le piano. Alors là. Je ne peux rien pour vous. Faut pas gueuler, ça ne sert à rien. Allez-le écouter ici et puis on cause. D’ac?
Lalah Hathaway, 2008 – Self portrait
J’arbore un sourire idiot. Voilà un disque dont on m’a dit (non, non pas au bureau) que c’est un mélange de soul, R&B et jazz vocal. Tu vas aimer.
N’aimant pas décevoir les bonnes volontés, j’ai promis de l’écouter. Why not?…
Faut vous dire que dès «Let go», le titre d’ouverture de cet album et les coutumiers «humm-humm» et les sacro-saints «yé-yé», j’aurais du me méfier de ces «tu vas aimer» trop péremptoires. Mais voilà, je suis têtu et insistant. Alors je me suis saoulé aux 12 morceaux soul. Et voilà.
Quoi, vous n’avez que faire de mes états d’âme?… C’est bien. Merci de me le faire savoir. C’est rassurant. Encore une chance que vous avez tombé sur un blog gratuit, avec un lien là pour écouter les chansons. Que demande le peuple?
Bau, 2003 – Cap Verdian Melancholy
Je voudrais vous parler de cet album compilation, comme on dit. Bau raconte son Cap-Vert en musique. À sa manière. Il nous révèle les influences et l’âme, les matins brumeux de mélancolie, des émotions contenues dans son cœur, et puis les vibrations indomptables, qui font de sa musique un autre Cap-Vert qui existe plus loin que la grande Cesária Evora, dont il a été le directeur musical.
Bau est sans doute un des meilleurs instrumentistes du Cap-Vert. Une virtuosité époustouflante. Sans un cri ni un mot. Son émotion passe par les cordes, avec élégance et dans le style singulier de son «cavaquinho» ou alors de ses guitares. D’ailleurs c’est Bau lui-même qui l’ affirme : «J’ai pris conscience de la richesse de notre musique, Il était vain de continuer à imiter des choses d’ailleurs, alors que l’on pouvait servir avec notre cœur la musique traditionnelle de chez nous, celle que jouait mon père à la maison».
A écouter. D’urgence.
Cassandra Wilson, 2008 – Loverly
Ses détracteurs diront qu’il s’agit d’un album de reprises. Les autres diront qu’il s’agit d’hommages ou bien de nouvelles interprétations avec des styles, textures et rythmes bien à elle, ce qu’on est en droit d’attendre de la diva.
Pendant ce temps-là, moi j’écoute. Et ici et là, j’ai l’impression d’entendre en fond quelques rires ou quelques mots, comme un album qu’on enregistre en famille, tout au naturel, faisant de l’écoute une nouvelle expérience, comme si le disque se passait là. Dans notre propre living. Puis la voix de Cassandra glisse dans vos écouteuses comme des lèvres sur votre peau vous remplissant de sucrés bisous humides.
Tiens… j’en connais qui vont aussi vouloir des bisous humides.
Faut dire que les musiciens Lekan, Lonnie, Jason Moran, etc. frisent l’excellence.
C’est par là les écouteuses.
Et voilà, les petits gourmands de la musique, c’est assez pour aujourd’hui. La semaine prochaine, si tout va bien, je serai les pieds dans l’eau de l’Algarve.
Promis, j’aurai une pensée pour vous. Pas pour tous probablement, je ne suis quand même pas « maso ». Mais il va sans dire que j’aurai une pensée pour vous, et pour vous, et vous aussi et encore vous et vous, et puis pour vous évidemment, bah voyons. Mais une seule. Et petite.







Samedi exceptionnel, comme toujours…
Tu ne nous oublieras pas quand tu seras en Algarve?
Une fois de plus, toutes tes musiques m’ont enchantées.
J’aime beaucoup Emmylou Harris. Sa voix est délicieuse. Du reste, j’ai un CD où elle chante en duo avec Mark Knopfler.
Je pense bien aller flâner dans les rayons pour trouver « Bau ».
Que serait la vie sans musique ?
Mille mercis Armando pour toutes ces gâteries et bon week-end.
Merci encore Armando
Je me suis régalé avec Duke
Bonne journée
Quelle heureuse coincidence hier j’écoutais Cassandra Wilson et une fois de plus, je n’ai pas été déçue, une vocaliste hors pairs et des musiciens qui ne le sont pas moins 😉