Carte blanche à… Ana Faria

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Voilà une nouvelle semaine qui s’achève.

Dieu merci, nous sommes aujourd’hui vendredi et demain je vais pouvoir dormir, dans la paix des anges… au moins je l’espère.

Hier, je me suis rendu compte que j’étais fâchée avec mon blog chéri. Ça fait un moment que je ne viens plus par ici, un certain temps que je ne laisse pas sortir ce qui m’agite l’âme… C’est cette notion de temps qui me fait peur.

Tout est tellement rapide. Les jours s’envolent, les semaines aussi dans un continuel mouvement d’yeux qui s’ouvrent et se ferment. Et les mois sautillent les uns derrière les autres comme des sauterelles. Et je n’ose même pas parler des années.

Puis, il y a des moments où tout semble tourner à l’envers, même si nous faisons de notre mieux…

Soit, c’est insuffisant ou alors c’est trop, ou alors ce n’est pas bien, ou alors c’est dépassé, ou, ou, ou…

J’avoue que je me sens fatiguée de tellement courir toujours contre tout, contre tous et pire, contre le temps.

Une envie d’arrêter le temps à l’intérieur de moi et de lui demander d’attendre. Qu’il s’arrête !

Qu’il me laisse mettre ma vie en place, un peu d’ordre, pour pouvoir recommencer de zéro (comme dirait mon fils MM).

J’aimerais être capable de savoir ignorer toutes ces choses moins bonnes. Sauter et suivre mon chemin tout devant, et laisser derrière moi tout ce qui devrait y être déjà depuis longtemps !

Mais va-t-on savoir pourquoi, je n’arrive à faire que de petits pas et en regardant avec attention où je mets les pieds… alors que j’adore sauter.

Le problème est que je n’aime pas du tout sauter tout seule.

Je crois que je dois faire comme j’ai fait il y a un an : oser sauter!

Et qui sait si dans un des mes sauts, j’arriverai à attraper dans l’air du temps tout ce que je n’ai pas réussi à attraper jusqu’à maintenant.

… tout doucement !

… comme ferait un enfant tendre !

* * *

Mais uma semana que chegou ao fim!

Graças a Deus que é sexta-feira e que amanhã vou poder dormir, na paz dos anjos…espero eu!

Ontem dei por mim a pensar que estava zangada com o meu querido blogue.Faz tempo que já não apareço por aqui, faz tempo que não deixo sair o que me vai na alma, faz tempo…

E é esta noção de tempo que às vezes me assusta!

É tudo tão rápido:os dias passam a correr, as semanas é num abrir e fechar de olhos, os meses pulam uns atrás dos outros!; isto para já não falar dos anos!

E há alturas em que tudo teima em andar ao contrário ainda que façamos o nosso very best…

Ou é pouco, ou não chega, ou é a mais da conta, ou saiu do jeito errado, ou ultrapassámos os limites, ou, ou, ou!

Confesso que começo a ficar cansada de tanta correria contra tudo, contra todos e pior, contra o tempo.

É como se o quisesse prender dentro de mim e pedir-lhe que espere. Que páre!

Que me deixe pôr a vida no sítio, em ordem, para depois « redemarrar » do zero (como diria o meu filho MM).

Gostava de ter a capacidade de pular por cima destas alturas menos boas. Pular e seguir em frente, atirando para trás das costas o que já devia ter atirado faz tempo!

Mas vá lá a gente saber porquê, insisto em dar passos pequeninos e vendo bem o chão que piso… e logo eu que adoro pular!

O problema mesmo é que não gosto de pular sózinha.

Acho que tenho de fazer como fiz há um ano atrás: ousar pular!

E quem sabe num desses meus pulos, agarro no ar do tempo tudo o que até agora ainda não consegui agarrar.

… bem de mansinho!

… bem ao meu jeito de criança meiga!

 

Ana Faria
Fios de Seda

 

 

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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9 réponses à Carte blanche à… Ana Faria

  1. Anne dit :

    Bonjour. En cherchant une chanson d’Ana Faria, je trouve ce joli texte. Il me fait penser au texte de Lamartine … O temps, suspends ton vol, et vous heures propice, suspendez votre cours …..
    Moi aussi j’aimerais l’arrêter de temps en temps …..

    Si quelqu’un sait où je peux trouver la chanson « La fête va commencer » d’Ana Faria, merci de me l’indiquer, une de mes nièces rêve de retrouver cette chanson de son enfance, elle était amoureuse du petit dernier d’Ana, et dire qu’il doit avoir …. 24 ans ? maintenant ?

  2. Isa dit :

    pular para outro continente, para outra galáxia e ser feliz para sempre

  3. Merci Denis
    étant le traducteur libre je le prends pour un compliment …
    UF !… Heureusement qu’il n’y avait pas de toile pour vous impressionner.

  4. Denis dit :

    Je me suis longuement amusé à comparer la version portugaise avec le texte français et, ma foi, je trouve l’exercice passionnant.

  5. marcel dit :

    C’est un peu dans l’esprit de la belle chanson de Gainsbourg :

    « j’aimerais que la Terre s’arrête pour descendre … »

    En tout cas, un texte bien réfléchi.

  6. Denise dit :

    « Une envie d’arrêter le temps à l’intérieur de moi et de lui demander d’attendre. Qu’il s’arrête ! »

    Combien de fois, je me dis : J’aimerais que le temps s’arrête et profiter du moment présent et faire mille choses avant que le temps nous rattrape ! Mais c’est impossible sauf peut-être dans les rêves…

    Ana Faria, j’ai beaucoup aimé votre texte et si cela peut vous rassurer, chez nous, nous disons : « nous sommes tous nés sous la même enseigne. »

    Amitié

  7. agnès dit :

    Un texte que j’aime beaucoup ! Il dit notre impuissance à dominer le temps, à diriger « vraiment » notre vie…

    Merci Ana !

  8. fios de seda dit :

    Obrigada Armando por teres traduzido para esta língua que eu adoro, um bocadinho de mim mesma!
    Merci Flairjoy pour votre conseil… je vais « oser » faire ça :-)
    Et comme d’habitude beijos/bisous plein de tendresse,
    Ana

  9. Flairjoy dit :

    « Et les mois sautillent les uns derrière les autres comme des sauterelles »
    Quelle belle image Ana!
    Et je vous vois derrière courir dans l’air du temps.
    En effet, si je peux me permettre : un saut périlleux vous placerait bien en avant!
    Merci d’avoir provoquer , l’air de rien avec un brin de poésie, cette nécessaire réflexion!

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