
Je me suis noyé dans le magasin de vieux livres, avec le bonheur propre à tous ceux qui aiment l’odeur de l’encre et du papier. L’odeur des livres m’enivre. Surtout l’odeur des livres usés. Ceux qui ont déjà été vécu. Qui ont voyagé.
J’adore les déshabiller au hasard des pages et dévorer quelques lignes des yeux, avec ce bonheur intense de celui qui découvre des mots moribonds qui, au fur et à mesure de la lecture, prennent vie.
Comme ces livres inertes sur les étagères qu’on caresse du bout des doigts en rêvant aux histoires qu’ils enferment dans leur pages.
Et je pense à Lamartine :
Objets inanimés, avez-vous donc une âme
Qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ?
et je me dis que oui. Je suis sûr que oui. Je veux croire que oui. Que tous ces livres ont tous une âme.
Parce qu’ils ont vécu ailleurs. Dans d’autres lieux. Dans d’autres vies. Souvent les seuls compagnons de solitude.
Un livre qu’on lit, pour se remplir le cœur d’images, a le don unique de meubler de sépia les solitudes sans les déranger dans leur silence.
Je me suis noyé joyeux dans le magasin de vieux livres. Et je suis heureux. D’un bonheur unique. D’un bonheur solitaire. Et j’oublie la solitude. Ma solitude.
Je vous laisse quelques sugestions de lectures :
Le bord intime des rivières, Richard Bohringer (Folio)
La part manquante, Christian Bobin (Folio)
Le cimetière des éléphants, Hélène Rioux (Editions XYZ/PHI)
Alerte dans le métro, Christine Champagne (SMBi jeunesse)
Voyage au Portugal avec un Allemand, Louis Gauthier (Fides)
Les hirondelles de Kaboul, Yasmina Khadra (Pocket)
A causa das Coisas, Miguel Esteves Cardoso (Assírio & Alvim)
À propos de dubleudansmesnuages
Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre.
Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres …
Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française.
Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan …
Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro.
Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub.
Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires.
Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées.
Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent.
Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu.
Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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Un vieux livre, à part son histoire, est enrobé d’une multitude d’histoires et de vies…
Moi aussi
J’aime me noyer dans les magasins de vieux livre, ça me fait réfléchir e puis je me dis….
Qu’elle chance que j’ai d’avoir une si belle vie …..
Et tout les mauvaise pensée partent comme la fumée
Et je prends un livre au hasard et je lis avec un tell intensité……..