Assis dans son fauteuil il est là regardant
La fleur dans le jardin aussi belle qu’avant
Mais le temps est passé il lui reste ses yeux
Pour la cueillir en rêve il en est malheureux
La rose le narguant en sa beauté sublime
Le petit vieux alors revoit surgir l’abîme
Ce gouffre si profond où il s’est abîmé
Lorsqu’il y a plongé étant trop déprimé.
Il regarde sa main elle ne tremble pas
Il ose se lever avance à petits pas
Il se dirige alors vers le joli parterre
Il est enfin sorti de son ignoble serre
Débordant de tendresse il caresse la fleur
Celle-ci s’épanouit lorsque la main l’effleure
Et elle se souvient du malheur de ses soeurs
Qui furent arrachées par des mains sans douceur
Ses épines rentrées elle s’offre avec joie
Se laissant enlever par les habiles doigts
Le vieux vase ébréché retrouve ses couleurs
La maison est emplie d’une indicible odeur
Assis dans son fauteuil il est là regardant
L’éclat si lumineux réveillant ses vingt ans
Et ils vivent heureux un merveilleux moment
Ce que vivent les fleurs l’espace d’un instant

Merci Valdelia même si c’est en silence
Joli, tendre et émouvant.
Merci JC ! (que je lis régulièrement, en silence, d’habitude…)
V.
Vous savez que vous êtes gentilles vous deux ?
Bisous
Un des plus beaux poèmes de JC … enfin à mon avis mais cela n’enlève rien aux autres n’est ce pas …
Celui ci est si émouvant, et fait naitre des images si nettes, si attendrissantes et qui disent simplement « qu’il n’y a rien de plus fort au monde que la douceur » et que les plus grands bonheurs sont cachés dans des instants si insignifiants …
Des bises fleuries pour le poète
Et merci Armando pour le choix !
JC, j’ai beaucoup d’émotion en lisant ton magnifique poème… Que cette rose diffuse encore longtemps son parfum dans son vase ébréché.
Bisous