Carte blanche à… Denise

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La Cathédrale Saint-Pierre de Genève

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La Cathédrale Saint-Pierre de Genève est une cathédrale protestante située sur la cour de Saint-Pierre au cœur de la Vieille-Ville de Genève sur la colline. Voici la Tour Sud avec ses 150 marches, fermée au public.

Voici un autre angle de la Cathédrale avec la Tour Nord.

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En haut de la Tour Nord, un grand balcon permet de voir la ville et la rade mais pour y accéder, il faut avoir le courage de monter 157 marches hautes et l’escalier en colimaçon est très étroit. Ouf !

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Mais une fois arrivé tout en haut, le panorama est magnifique. Regardez ! Cela en vaut la peine. Vue sur la rade…

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…vue sur la montagne des Voirons.

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La cathédrale n’abrite pas moins de 28 cloches réparties entre les deux tours et la flèche. C’est dans la Tour Nord que se trouvent la plus grosse, La Clémence et ensuite la Bellerive.

C’est l’Eveil, l’Espérance, la Collavine, la Bellerive et l’Accord qui forment la volée qui se fait entendre le samedi soir et le dimanche matin pour annoncer le culte. Lors des grandes fêtes religieuses et civiles, elles sont complétées par la Clémence.

 

Anecdotes :

Depuis le 22 février 1536, la tradition veut qu’une cloche de la cathédrale, l’Accord, sonne pour appeler les députés en séance. Ainsi, la loi portant règlement du Grand Conseil, indique qu’ « une cloche de Saint-Pierre annonce la séance deux heures avant son ouverture ». C’est pourquoi une trentaine de coups – un par minute – retentissent le jour des séances entre 15h00 et 15h30.

La Clémence, la plus grosse des cloches du lieu, hissée dans cette même tour en 1407 pèse 6 tonnes. Ce tableau se trouve dans la salle du guet.

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La Clémence

La première phase de la construction de la cathédrale remonte à l’année 1160 et dure près d’un siècle. De nombreux travaux de restauration et de reconstruction, notamment suite à des incendies, la modifient.

Puis, au milieu du XVIe siècle, l’avènement de la Réforme et de sa philosophie d’austérité bouleverse l’intérieur de l’édifice, le vidant de tous objets ornementaux et badigeonnant les décors peints. Seuls les vitraux sont épargnés.

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La façade néo-classique actuelle date du milieu du XVIIIe siècle, remplaçant celle de style gothique.

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La voûte au dessus-de l’entrée est d’un bleu magnifique.

Il existe également la salle du guet.

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Le guet était aussi chargé de veiller sur la ville. Du haut de la tour il pouvait donner l’alarme rapidement car il avait pour mission de signaler les ennemis et les incendies, craints comme la peste : une écurie en feu et c’était toute la ville qui était en danger.

La cathédrale est destinée, au VIe siècle, à recevoir les reliques de saint Pierre conservées à Rome. Elle serait finalement dédiée à Saint-Pierre-ès-Liens dès le XV siècle.

Le premier prince-évêque de Genève, Arducius de Faucigny, entame la construction de l’actuelle cathédrale romano-gothique, combinant le style roman.

La cathédrale devient une citadelle entre 1289 et 1300. Avec l’arrivée de la Réforme protestante, le destin de la cathédrale change brutalement. Le 8 août 1535, Guillaume Farel y prêche pour la première fois. Par ailleurs, durant 23 ans, Jean Calvin y lit et explique les Saintes Ecritures à Saint-Pierre.

Voici la chaise de Jean Calvin.

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Les grands travaux reprennent au XVIIIe siècle avec la réalisation du portique gréco-romain entre 1752 et 1756, notamment en raison de la menace d’écroulement de la partie occidentale du bâtiment.

Saint-Pierre est le théâtre des troubles importants et sert de dépôt de munitions. Les cultes n’y sont plus célébrés jusqu’à l’occupation française de 1798.

Me voici redescendue des 157 marches encore toute éblouie de ma visite. Avant de partir, j’admire encore une fois les orgues.

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Une autre surprise m’attendait au sous-sol.

Sous la cathédrale Saint-Pierre se cachent les vestiges des églises qui l’ont précédée, dont la plus ancienne remonte à la fin du IVe siècle. Le sous-sol abrite aussi des traces préchrétiennes de l’occupation de la colline : puits, aire de traitement du blé, bâtiment à probable vocation culturelle, tombe allobroge.

Ainsi, malgré l’occupation continue du site, des traces aisément lisibles de la Genève antique subsistent. C’est sur ces lieux que les évêques, après avoir repris certaines charges de l’autorité civile romaine, ont fait construire plusieurs édifices de culte destinés aux offices, au baptême, au souvenir des défunts ou à l’enseignements des clercs.

Au coeur de la cité de Genève, la cathédrale s’inscrit désormais dans un espace spirituel et culturel.

Je suis émerveillée de voir toutes ces richesses et l’immense travail de l’homme, jugez-vous-même :

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 Un puits.

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De près, on dirait un magnifique tapis.

 

Et pour couronner cette belle journée, je me désaltère sur la jolie terrasse du Bourg-de-Four au café qui a pour enseigne « la Clémence ». Derrière les immeubles on distingue le faîte de la Tour Sud.

C’est un lieu très convivial où habitants de Genève et touristes se côtoient. Pour l’indigène, cette jolie terrasse située au cœur de la Vieille Ville est un lieu privilégié. En fait, de petites vacances.

Voici un aperçu de la cathédrale de Genève et si le coeur vous en dit, je vous convie avec grand plaisir sur cette jolie terrasse…pour en parler encore. Le sujet est tellement vaste !

Pour la petite histoire, mes parents m’ont baptisée dans une chapelle attenante à la cathédrale.

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A bientôt…

 

(Texte et photos : Denise, sauf la cloche « la Clémence » car inaccessible au public)

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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6 réponses à Carte blanche à… Denise

  1. Denise dit :

    Merci à vous tous pour vos chaleureux commentaires et je suis heureuse qu’Agnès se soit souvenu du jet d’eau. De beaux souvenirs qui reviennent ainsi à la surface.

    Flairjoy, il fait grand beau, alors profite au maximum de la petite terrasse jusqu’à mon prochain retour !

    Armando, je suis très touchée pour les pages que tu nous offres. Tu as un coeur gros comme une maison !!!

  2. agnès dit :

    Soudain, une image parle et réveille la mémoire : j’ai vu cette cathédrale, enfant… Je me souviens du jet d’eau vu den haut. Oui, c’est tout ce que j’ai retenu, trop jeune peut-être pour être intéressée par l’architecture.

    Merci Denise !

  3. Marion dit :

    Denise ! votre reportage est superbe, tres complet et instructif et les photos très belles !
    Merçi aussi à Armando , votre éditeur !
    !

  4. Lali dit :

    Quel reportage!
    Et si bien illustré!

    Merci Denise pour cette visite guidée si enrichissante.
    Et merci Armando d’ouvrir tes pages aux autres.

    Nous sommes riches de tout ce que nous partageons.

  5. Flairjoy dit :

    Quel beau travail Denise!
    Tu m’as fait faire une visite que je ne pourrai jamais entreprendre!
    Je t’ai suivie pas à pas jusqu’au petit café où j’attends ton prochain reportage!
    Tu es un guide super sympathique!
    De tout coeur,
    Flairjoy

  6. marcel dit :

    C’est avec grand intérêt que j’ai lu ce beau reportage. La Cathédrale Saint-Pierre de Genève présente assez bien de points communs avec la Collégiale Sainte-Gertrude de Nivelles, en Brabant wallon.
    Notamment pour ce qui concerne le sous-sol archéologique qui, lui aussi, fait apparaître les vestiges de cinq églises bâties entre le VIIe et le Xe S.
    Merci beaucoup Denise, c’est très intéressant et les photos sont très belles.
    Avec mes amitiés.

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