Tableau: Solenn
Alors que j’étais déjà perplexe avec les 11 millions d’euros de Monsieur Johnny, surtout qu’initialement j’avais cru qu’il s’agissait d’une sorte de prime de départ, histoire de laisser nos écouteuses tranquilles, voilà que je viens de lire cette semaine, dans le journal Métro (de Bruxelles), que la bande à Bono, autrement dit U2, a ramassé le joli pactole de 79 millions d’euros. Non, vos yeux ne vous ont pas trahi, j’ai bien écrit « 79 » et puis « millions ». Et tout ça, ensemble, ça fait un très joli paquet de fric…
Je me demande tout de même si le fait d’afficher des sommes aussi choquantes ne fait pas partie d’un système qui, comme ils disent, ait rêver les jeunes… Et pas qu’eux.
Ma grand-mère ne me parle plus que de ça. Elle veut devenir une rock star maintenant… Et elle ne veut rien écouter quand je lui dis : t’as beau raccourcir ta jupette, tu ne fais pas le poids, avec les Mylène, les Madonna et autres Méline…
Méline?… Je crois que je me trompe de consonne. Tout cet argent me fait perdre la boule… Place à la musique.
Mamadou Barry, 2009 – Niyo
Depuis quelque temps que les écouteuses méritaient cela. Un bon coup de soleil musical qui nous efface cette arrogante gris-attitude d’un ciel d’hiver qui ne veut pas déguerpir.
Maître Barry a bien fait de contrarier sa maman (je sais ce ne sont pas de pieux conseils) et d’aller au bout de sa passion musicale. Sa musique, entre jazz et afro-beat, est tendre et sensuelle. C’est comme un soleil qui brillerait au bout de son saxophone et vous dessine un sourire heureux.
S’il vous vient de fêter la musique ou des envies de vous envoler vers des horizons soleil, c’est par ici et par là.
Erkan Aki, 2001 – PopClassic
Pour parler franchement, je ne connaissais pas le moins du monde l’existence de ce beau gosse de ténor, comme le sont tous ceux qui ne cessent de naître ces dernières années dans le monde de la musique.
Je l’ai découvert par hasard, en fouillant dans les avoirs d’une de mes collègues au bureau, laquelle m’a souligné : « il est beau n’est-ce pas?… » Et moi, vous me connaissez, je me suis dit : « ah s’il est beau, faut que je l’écoute, puisque je n’aime pas les moches… » et aussitôt pensé aussi écouté. Et je vous le confirme, le gars il est beau.
Le gars qui chante en six langues est Suisse d’origine turque et a fait des études de musique classique en Allemagne. On susurre qu’il se trouvait le 31 décembre de 1999 à la Porte de Brandebourg et qu’il a chanté devant 500 000 personnes. Faut le faire tout de même, moi je n’ai qu’une moyenne de presque 600 visiteurs par jour [allo, maman bobo comment tu m’as fait j’suis pas beau!]… Ah la vache!… ![]()
Meg Hutchinson, 2010 – The Living Side
Il fallait bien que ça finisse par arriver, qu’une voix douce et sentimentale, vienne offrir à l’espace qui m’entoure cette atmosphère poétique, émotionnelle et apaisante, qui me protège de tous les mauvais présages et décore mes pensées de douces flâneries insouciantes.
Certes, ce n’est pas un chef-d’œuvre ni une démonstration vocale, mais la magie est là, dans la voix discrète, nostalgique et légèrement voilée de Meg Hutchinson, comme un ruban doré et magique qui enveloppe ces douces mélodies, dont de superbes perles, comme The Living Side, qui ferme l’album ou encore Yea Tho We Walkou, parmi quelques autres.
Mon dieu qu’il est doux de voir défiler le monde à travers les yeux sensibles et de se laisser séduire par une voix si douce et subtile.
Un album qu’on savoure comme un long baiser. En arrêtant le temps qui passe.![]()




Je ne me lasserai jamais de cette façon bien à toi de raconter ce que tu as écouté… Un régal!
Et si l’album de Meg n’est pas un chef-d’œuvre, la pochette de l’album fait rêver!
Savoureux … c’est vrai … 😉
J’apprécie la belle voix d’Erkan Aki!
Merci Armando pour ce beau samedi.
C’est vrai qu’il est beau cet Aki là question vocale je vais m’informer j’ai des amis qui y étaient à Berlin ………
Par contre en turc ça va pas le faire mon vocabulaire n’est pas assez étendu