Drôle d’époque. J’ai été surpris d’apprendre dans le journal du métro que le studio Abbey Road serait à vendre.
Eh oui, il semblerait que le lieu où on pouvait encore entendre les murmures des Shadows, de Pink Floyd, des Wings de Paul Mccartney, de Yehudi Menuhin, de Robbie Williams et de tant d’autres, a fini lui aussi par perdre son âme. Or, il serait bien dommage de le voir demain se transformer en un quelconque fast food ou en bureaux, ou en…
Certes, et le cliché est facile, il m’est venu en tête l’image de ces quatre garçons qui ont inscrit le nom de ce studio d’enregistrement dans l’histoire du rock, traversant la rue, en toute sérénité. C’était en 1969.
Puis, il m’est venu aussi en mémoire que bien avant les Beatles, au début des années 50, alors que George Martin, le futur producteur des Beatles était chargé d’enregistrer tout ce qui ressemblait à l’excellence, il y avait eu le sourire d’Amália… et je me suis dit qu’on vivait vraiment une drôle d’époque…
Colin James, 2009 – Rooftops And Satellites
Ex-prof de guitare, Colin James est un guitariste et chanteur canadien avec une bonne dizaine d’albums à son actif.
Indiscutablement, voilà un gars bourré de talent et aux facettes multiples qui continue son petit bonhomme de chemin, dans le monde du blues et du rock, et qui mérite qu’on lui accorde quelques instants.
Un album on ne peut plus agréable à l’écouteuse, qui roupille de contentement. Quand on voit l’importance que les revues spécialisées donnent à certains alors qu’elles en oublient d’autres, on sait qu’on n’est pas mieux servi que par soi-même.
Écoutez-le, et vous me direz quoi… ![]()
Joel Xavier, 2009 – Sarava
Joel est portugais et, à 35 ans, considéré comme un des plus prestigieux guitaristes mondiaux. À 19 ans, il avait déjà été lauréat du prestigieux Concours International de Guitare de la National Association of Music Merchants à Los Angeles.
Son dernier travail, Sarava, a été enregistré à Lisbonne et nous offre une belle promenade musicale avec la fusion du jazz et des musicalités afro-brésiliennes. À déguster tendrement. ![]()
Emmanuelle Seigner, 2010 – Dingue
C’est en feuilletant Rock & Folk que j’ai été surpris de découvrir quatre pages dédiées à Emmanuelle Seigneur la chanteuse, où elle parle de ses albums préférés et où elle nous explique que son fils est super doué (vous connaissez une mère qui nous raconte que son enfants est nul?), etc.
À la clef, bien entendu, un deuxième album, Dingue, que j’ai écouté même si quelquefois j’ai voulu jeter l’éponge. J’ai toujours un problème avec les gens qui veulent faire rimer folle avec beautiful (en prononçant ole) et qui tombent dans la rime facile du genre « on fait un couple idéal, mais tu n’es qu’une petite pédale ». J’avoue que j’ai cru un instant qu’on plagiait ma parolière blonde préférée ou sa sœurette, mais non. Faut croire qu’ils sont plusieurs à s’intéresser à ce créneau.
Au cas où vous voulez vraiment gaspiller vos sous, selon Rock & Folk, Emmanuelle sera en concert le 10 mai au Palace. Sûr que ça va seigner… C’est dingue, non?… ![]()




Maintenant que j’ai fini de me battre avec mon PC — le combat est inégal et je sens que la lutte n’est pas terminée — je peux enfin prendre le temps de te lire… et sourire comme chaque fois, car personne ne sait raconter comme tu le fais!
Aujourd’hui, je suis sous le charme des accords mélodieux de guitare de Joel Xavier. Vraiment très beau!
Merci Armando!
Amalia Rodriguez a bercé une partie de mes années 60 et c’ est avec elle que j’ ai découvert le » Fado « …Je ne pouvais pas tomber mieux..!!
Cliente de mes parents, on avait tous ses disques…
La vie n’ est qu’ un éternel retour…
Bisous Armando