Ma semaine en chansons, 20 février 2010

Drôle d’époque. J’ai été surpris d’apprendre dans le journal du métro que le studio Abbey Road serait à vendre.

Eh oui, il semblerait que le lieu où on pouvait encore entendre les murmures des Shadows, de Pink Floyd, des Wings de Paul Mccartney, de Yehudi Menuhin, de Robbie Williams et de tant d’autres, a fini lui aussi par perdre son âme. Or, il serait bien dommage de le voir demain se transformer en un quelconque fast food ou en bureaux, ou en…

Certes, et le cliché est facile, il m’est venu en tête l’image de ces quatre garçons qui ont inscrit le nom de ce studio d’enregistrement dans l’histoire du rock, traversant la rue, en toute sérénité. C’était en 1969.

Puis, il m’est venu aussi en mémoire que bien avant les Beatles, au début des années 50, alors que George Martin, le futur producteur des Beatles était chargé d’enregistrer tout ce qui ressemblait à l’excellence, il y avait eu le sourire d’Amália… et je me suis dit qu’on vivait vraiment une drôle d’époque…

Colin James, 2009 – Rooftops And Satellites

Ex-prof de guitare, Colin James est un guitariste et chanteur canadien avec une bonne dizaine d’albums à son actif.

Indiscutablement, voilà un gars bourré de talent et aux facettes multiples qui continue son petit bonhomme de chemin, dans le monde du blues et du rock, et qui mérite qu’on lui accorde quelques instants.

Un album on ne peut plus agréable à l’écouteuse, qui roupille de contentement. Quand on voit l’importance que les revues spécialisées donnent à certains alors qu’elles en oublient d’autres, on sait qu’on n’est pas mieux servi que par soi-même.

Écoutez-le, et vous me direz quoi…

Joel Xavier, 2009 – Sarava

Joel est portugais et, à 35 ans, considéré comme un des plus prestigieux guitaristes mondiaux. À 19 ans, il avait déjà été lauréat du prestigieux Concours International de Guitare de la National Association of Music Merchants à Los Angeles.

Son dernier travail, Sarava, a été enregistré à Lisbonne et nous offre une belle promenade musicale avec la fusion du jazz et des musicalités afro-brésiliennes. À déguster tendrement.

Emmanuelle Seigner, 2010 – Dingue

C’est en feuilletant Rock & Folk que j’ai été surpris de découvrir quatre pages dédiées à Emmanuelle Seigneur la chanteuse, où elle parle de ses albums préférés et où elle nous explique que son fils est super doué (vous connaissez une mère qui nous raconte que son enfants est nul?), etc.

À la clef, bien entendu, un deuxième album, Dingue, que j’ai écouté même si quelquefois j’ai voulu jeter l’éponge. J’ai toujours un problème avec les gens qui veulent faire rimer folle avec beautiful (en prononçant ole) et qui tombent dans la rime facile du genre « on fait un couple idéal, mais tu n’es qu’une petite pédale ».  J’avoue que j’ai cru un instant qu’on plagiait ma parolière blonde préférée ou sa sœurette, mais non. Faut croire qu’ils sont plusieurs à s’intéresser à ce créneau.

Au cas où vous voulez vraiment gaspiller vos sous, selon Rock & Folk,  Emmanuelle sera en concert le 10 mai au Palace. Sûr que ça va seigner…  C’est dingue, non?… 

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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3 réponses à Ma semaine en chansons, 20 février 2010

  1. Lali dit :

    Maintenant que j’ai fini de me battre avec mon PC — le combat est inégal et je sens que la lutte n’est pas terminée — je peux enfin prendre le temps de te lire… et sourire comme chaque fois, car personne ne sait raconter comme tu le fais!

  2. Denise dit :

    Aujourd’hui, je suis sous le charme des accords mélodieux de guitare de Joel Xavier. Vraiment très beau!

    Merci Armando!

  3. Mathilde dit :

    Amalia Rodriguez a bercé une partie de mes années 60 et c’ est avec elle que j’ ai découvert le  » Fado « …Je ne pouvais pas tomber mieux..!!
    Cliente de mes parents, on avait tous ses disques…
    La vie n’ est qu’ un éternel retour…
    Bisous Armando

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