
En 1985, alors qu’il est au sommet de son art, Daniel Balavoine sort l’album Sauver l’amour, qui contenait neuf titres, parmi lesquels les tellement entendus Aimer est plus fort que d’être aimé, Tous les cris les SOS, L’Aziza, Sauver l’amour et Petite Angèle.
La neuvième et dernière chanson de cet album m’avait offert une émotion rare jusqu’aux larmes. Le texte et la profondeur de la voix de Daniel seraient suffisants pour parler de l’immense vide laissé par un être d’exception. Entier et sans concessions. Pour qui j’avais une profonde admiration.
Il s’en est allé, le 14 janvier 1986, quelques jours avant mon anniversaire. Il y a exactement 24 ans…
Et je sais aujourd’hui encore, plus de 20 ans après, que la chanson de Daniel n’a pas pris une ride et que quelque part Un enfant assis attend la pluie.
La braise cachée de cendre est en vie
Comme la fleur
Éblouie
Timidement sort de l’ortie
L’horizon se déplie
En ouvrant son toit
Le ciel enfante un soleil qui tire
La mémoire de l’oubli
Et les yeux grands ouverts
Délivrés de la nuit
Je sais que quelque part
Un enfant assis
Attend la pluie
L’enfant séché sur le sol d’Erythrée
Les traits tirés
Tire un trait
Sur cette terre aride et ridée
Dont il a hérité
En refermant son toit
Le ciel enterre un soleil qui meurt
Mais la mémoire survit
Et les yeux grands ouverts
Prisonniers de la nuit
Il me reste l’image
De ce corps meurtri
Qui pousse un cri
Entend ce cri
Entend ce cri
Son lit de poussière a besoin de pluie
Fleuve de pierre
De ces yeux lunaires
Ses larmes sèches n’ont pas de prix
Tombe la pluie
À propos de dubleudansmesnuages
Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre.
Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres …
Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française.
Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan …
Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro.
Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub.
Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires.
Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées.
Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent.
Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu.
Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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Un émouvant hommage à ce chanteur sensible et attachant..qui nous a quittés hélas..bien trop tôt. Bouleversant de réentendre cette voix tendre, cette vidéo.. Merci, Armando, d’avoir eu une pensée pour lui..il restera toujours dans les coeurs.
24 ans déjà…Et il est toujours là…Mes filles qui ne l’ont pas connu, l’écoutent…Merci pour cet hommage que vous lui faites…Et pour ce texte…douloureusement magnifique…
Tant qu’il y aura des enfants, il y en aura au moins un qui attendra la pluie. Preuve que cette chanson sera toujours d’actualité…
C’était un homme, un chanteur « bien » disparu beaucoup trop tôt.
Sa voix avait ce petit quelque chose qui faisait vibrer mon coeur et j’étais aussi ému d’entendre cette chanson.
Je le regrette vraiment.
Merci Armando