Il me vient quelquefois l’envie de fouiller dans la mémoire endormie du temps jadis. Ce temps, loin de tant d’autres choses importantes qui ont changé la face de notre planète, mais qui a réussi à laisser une trace tout de même… puis, quelquefois cella me permet de faire un clin d’œil par ici, par là… et celui d’aujourd’hui est pour Michelle.
Le rossignol et les cloches, un long métrage en noir et blanc réalisé par René Delacroix, au début des années 50, est le dernier film produit par Québec Productions, et raconte l’histoire d’un enfant prodige (Guy Boyer, le rossignol) qui gâche le concert donné,par une pianiste réputée dans leur village, en vue de recueillir de l’argent pour acheter des cloches pour une église. L’enfant s’enfuit à Montréal pour faire ses excuses à la musicienne et gagner de l’argent avec sa voix. Il finira par revenir au village, en compagnie de la pianiste et, ensemble, ils donneront un concert.
Le héros de ce film s’appelle Gérard Barbeau et est né, au bord du fleuve Saint-Laurent, face à l’ile Sainte-Hélène, dans une petite ville alors distincte de Montréal, appelée Viauville.
Orphelin, il commence à chanter, initié par la nouvelle épouse de son père, qui lui apprend, dès l’âge de six ans, un répertoire riche et varié, qu’il maîtrise à 11 ans.
L’enfant atteint très rapidement les sommets de la gloire et se fait remarquer au Festival de Montréal, et ensuite lors d’un concert tenu comme mémorable, devant plus de 3000 personnes à l’Auditorium de Verdun. Il embarque pour Paris en août 1950 où il chantera au Théâtre des Champs-Élysées, appuyé par un orchestre de 75 musiciens.
La tournée européenne l’amènera notamment en Belgique, au Luxembourg, en Suisse et en Italie, où il sera reçu par le pape Pie XII.
Après avoir ému tout Montréal dans Le rossignol et les cloches, il se retire de sa brillante vie publique pour faire des études de théologie et décède, rongé par la maladie, à l’âge de 24 ans, en septembre 1960.
Il me vient l’envie de lui adresser une pensée et de vous offrir, en cette nuit de Noël, Douce Nuit par Gérard Barbeau. Celui qui a été considéré jadis comme l’enfant à la voix d’or.




Merci Armando!
Cela me rappelle en effets des souvenirs…
Un très joyeux Noël à toi et ne cesse jamais de nous émerveiller par tes histoires!
Quelle voix magnifique, elle me donne des frissons…
Merci Armando pour ces belles recherches, c’est toujours un plaisir!
Bisous!