Ma semaine en chansons, 19 septembre 2009

music20from20taj20mahal.jpg

 

Encore une semaine en musiques.  Parmi tant que je viens d’écouter pendant mes vacances. Quel ogre… Je fais une petite réserve pour les semaines à venir (sans mention des sorties « caca »), pour ne pas  gâcher mon plaisir de vous raconter ce que j’ai ressenti. Cela ne veut pas dire que je me ramollis et que je deviens tendre.  Et que j’aime tout ce que j’écoute.  Loin de là.

Mauvaise nouvelle, dimanche je rentre.  Eh oui, tout a une fin.

Lundi prochain, je recommence de nouveau à me lever avec la conscience que je dois gagner des sous, pour acheter des disques, pour pouvoir en parler ici.  Price Minister et Amazon sont de grands amis à moi.

Pour le reste, j’espère que mes commentaires n’ont aucune influence dans le top vingt de ventes d’albums.  Faut bien que les paroliers de chansons gagnent leurs sous.  Eux aussi.

 

armen-chakmakian-2004-caravans.jpg

Armen Chakmakian, 2004 – Caravans

Si vous voulez oublier les cacophonies de ces groupes qu’on vante tant à la télé dans le seul but de vous abrutir l’écouteuse, je vous propose Caravans, un album sorti en 2004. Eh oui, braves gens, le temps passe vite, même pour les albums de musique.

Armen Chakmakian est un artiste précieux et rare. Américain, Californien d’origine Arménienne, il compose une musique aux sonorités envoûtantes , insaisissable, pleine de tournures spirituelles avec une capacité singulière de traduire les aspirations et les tourments du cœur dans une musique captivante.

Pour votre culture générale, je vous prie de noter que le talentueux garçon a fait la tournée 2006 avec le Cirque du soleil. Ah, tiens, je le savais. Je devine déjà vos esprits qui s’égarent et ne m’écoutent plus. _-ar-music01.jpg

amalfi-love-songs-collection.jpg

Sarah Brightman, 2009 – Amalfi

Vous savez tous combien j’aime la belle Sarita à la voix magnifique et puissante, ceci sans doute dû aux deux caissons d’air visibles à l’œil nu, pour notre plus grand plaisir.

Et là, elle vient de sortir un nouvel album. Amalfi. Ce que j’appelle l’album labélisé ‘sans foutage de gueule’. Je vous raconte. Donc, ce serait Sarah herself qui aurait choisi chacune des chansons qui devaient y figurer, vous voyez le genre?… Un peu comme si elle avait pris des restes d’albums par ci par là, des machins déjà enregistrés et où elle a déjà mis sa transpiration, pour nous servir le tout comme on nous ferait manger les restes de la vieille, tout en changeant la nappe de la table, tout en se disant que les invités sont tellement crétins qu’ils ne se rendront compte de rien.
C’est là toute la nuance entre une compilation et un best of. Le best of est quand la maison de disques veut se faire du fric et prend les gens pour des cons. La compilation est quand c’est l’artiste… Bien joué Sara.

Mais est-ce que tu penses sortir vraiment un nouvel album de chansons inédites? Pour ceux qui connaissent déjà les machins que tu as chantés… _-ar-music01.jpg

simone_na_veia.jpg

Simone, 2009 – Na veia

Voilà cinq ans que la belle Brésilienne n’avait pas sorti un album d’inédits. Et là, faut croire, ils se sont mis à plusieurs pour lui botter les fesses (je rigole), et lui faire pousser la chansonnette. Des pointures comme Adriana Calcanhoto et l’éternel Erasmo Carlos lui ont gratté des trucs auxquels elle a ajouté Gonzaguinha, Abel Silva et redonné vie a un très vieux morceau d’Agepê.

Un album où Simone, comme à son habitude, se promène dans l’univers riche de la MPB (Musique populaire brésilienne, pour ceux qui n’étaient pas là au début) et fait ses débuts de compositrice.

Une bonne surprise musicale de mes vacances.

Je comprendrai que le monde de la musique brésilienne et les noms vous soient peu familiers, mais le bleu est ainsi. Il faut écouter un peu de tout, pour ne pas tomber dans le travers de la musique fastfood… _-ar-music01.jpg

 

joana-machado-2009-a-casa-do-oscar.jpg

Joana Machado, 2009 – A casa do Oscar

‘La maison d’Oscar’ est le deuxième travail de la jeune chanteuse de jazz qui se veut un hommage au grand compositeur brésilien António Carlos Jobim, et un voyage dans la poésie de Vinicius de Moraes et de Chico Buarque.

C’est en lisant la critique élogieuse de ce travail que je me suis décidé à aller à la Fnac me procurer cette voix portugaise qui se pointe comme une promesse dans le panorama musical du jazz. Et ma foi je suis partagé. Je m’attendais à écouter du jazz avec un accent portugais et j’avoue que j’ai toujours du mal à écouter des chanteuses portugaises qui prennent l’accent brésilien quand elles chantent. Personnellement, cela m’agace. Parce qu’elles le font mal. Parce que je trouve cela ridicule. Et parce que les Brésiliennes le font avec infiniment plus de talent.

Je relève le piano tendre et poétique de Bernardo Sassetti dans Olha Maria. Faut bien trouver son bonheur quelque part. _-ar-music01.jpg

 

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
Ce contenu a été publié dans ... DANS MA TÊTE. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

3 réponses à Ma semaine en chansons, 19 septembre 2009

  1. Lali dit :

    Ne pleure pas, tu ne laisses pas tes écouteuses en Algarve.
    Tu pourras encore écouter de la musique à Bruxelles et nous raconter tout ça à ta manière… pour notre plus grand plaisir!

  2. JC dit :

    Excellent tout ça et puis avec une portugaise et un arménien il ne pouvait en être autrement lol
    Que ton retour ne te soit pas trop pénible Armando …
    Merci

  3. Hespérie dit :

    C’est toujours un plaisir de te suivre en chansons, mais je reviendrai pas eu le temps de tout écouter !
    Humm..et je ne savais pas que tu aimais la belle Sarita, et j’avais pas remarqué ses deux caissons comme tu dis ( jalouse ? moi ? pfffff … tu penses !) RIRES !!!
    Bisous chanteurs 😀

Les commentaires sont fermés.