Mark Laguë – Cello
La rentrée approche… eh oui, puisqu’il y a eu une sortie. Dans une semaine, le boulot, les gosses qui s’engueulent le matin avant d’aller à l’école. Les mauvaises nouvelles au journal télévisé. Le chômage. La Star Ac. Le traité de Lisbonne. Les séries américaines. Le métro qui sent la rose fanée. La reprise, quoi…
Et vous vous demandez chaque semaine pourquoi vous ne gagnez jamais au lotto, histoire de vous la couler douce le restant de vos jours.
Mais je sais que vous attendez avec impatience le samedi. Et que, dès le saut du lit, vous vous précipitez, avec énergie, comme Denise, pour voir ce que le bleu propose pour vous égratigner l’écouteuse… Et alors là, vous vous dites que la vie n’est pas si mauvaise et qu’après tout, elle mérite d’être vécue. Mais vous ne voulez pas l’avouer.
Je vous comprends. Vous préférez continuer à faire croire que vous êtes le dernier des malheureux sur terre et vous ne laissez jamais un commentaire. Mais je sais que l’envie vous démange…
Etta James, 2008 – Blues to be bonne
Je vous offre cette semaine du miel en guise d’ouverture. La légendaire Etta James. Rien que ça. Le bleu ne tarit pas d’efforts pour vous offrir le meilleur.
Vous ne remarquez rien?… En bien je vais vous le dire. Le blues ne sonne plus vraiment pareil et pourtant c’est encore du blues. Du vrai. Il n’est plus l’exclusivité de beaux mâles, avec leur voix taillée par la cigarette et le whisky.
À croire ce qu’on écrit, on doit cet album à la série « The Blues » de Martin Scorcese, puisque celle-ci aurait inspiré la grande Etta Jones, qui a ainsi sorti un des meilleurs albums de blues moderne. Et si vous n’êtes pas convaincu, vous n’avez qu’à écouter The sky is crying. On parlera après… 
Titi Robin, 2008 – Kali Sultana
Vous connaissez déjà mon admiration pour Titi Robin (rappelez-vous L’amour s’envole). Encore une fois sa musique est belle et harmonieuse, comme en perpétuelle quête d’universalité. Entre Orient et culture gitane, l’histoire de l’incarnation de la beauté féminine, la reine noire Kali Sultane, nous transporte dans un monde rempli d’ombres sucrées et de murmures de tendresses lumineuses.
L’ensemble des musiciens choisis par Titi, qui sont venus d’horizons aussi divers que riches, font de cette album un petit chef-d’œuvre à ne pas rater. Sous aucun prétexte. Seul souci., vous pourriez devenir accro. 
Fernanda Dias, 2008 – Fernanda Dias
Si vous n’écoutez que la musique que vous donnent les radios, vous risquez de ne jamais avoir entendu parler de Fernanda.
Pourtant, la belle compte déjà au moins sept ans de carrière musicale et est devenue, sans bruit, une valeur sûre de la fameuse MPB (musique populaire brésilienne).
Elle se produit dans ces clubs nocturnes où seuls les connaisseurs de la bonne musique se laissent entraîner, trop jaloux de profiter sans partager encore quelque peu de ces magnifiques divas que le Brésil n’arrête pas d’offrir au monde de la musique.
Mais le bleu veille… et il vous en parle. Denise m’en voudrait sinon. Déjà qu’on ne trouve pas de Myspace ni aucun site sur elle.
Marta Gómez, 2004 – Cantos de Agua Dulce
Il est vrai et je le reconnais volontiers que le pitre de Saint-Laurent a raison quand il dit que je ne connais rien à la musique.
Alors, quand la collection Putumayo World a inclus Marta Gómez dans sa compilation Women of Latin America en compagnie de pointures comme Susana Baca, je me suis dit que la Colombienne (Marta Gómez est Colombienne, c’est pour ça que je dis « la Colombienne » donc rien à voir avec la colombe. Celle qui vole. J’explique, le dirlo est tellement idiot qu’il faut tout lui dire), avait un brin de voix auquel il fallait absolument prêter l’oreille. Et je ne me suis pas trompé, même si je n’ai pas suivi une formation musicale à l’université de Myspace.
La Colombienne Marta Gómez est de la graine de l’Argentine Mercedes Sosa ou encore de la Chilienne Violeta Parra, et le fait de résider aux États Unis ne semble avoir aucune emprise ni sur sa culture ni ses origines, lesquelles elle continue de défendre de sa voix chaude et précieuse, pleine de vitalité et d,harmonie avec une charmante pincée de jazz.
Chants d’eau douce (j’espère que l’éternuement espagnol du palais de la paella ne contestera pas ma traduction) regroupe divers styles et harmonies somptueusement servis par la magnifique voix. 





oh oui choix formidables, listen to …
Bisou à cape et la dans le dos ! rire
Du Armando à son meilleur… comme tous les samedis!
Alors là, Armando tu as fait fort! Ce sont des choix merveilleux et j’ai un grand faible pour Titi Robin. Son mélange de musique « orientale-gitane » me comble. La musique gitane fait battre mon coeur depuis des années.
Ce matin, je me suis bien levée avec énergie mais pas pour voir le « Bleu ». D’autres occupations m’attendaient. Mais, il n’est jamais trop tard puisque je suis là à écouter ces merveilles.
Merci pour tout Armando et bon week-end!
Bises
Encore une belle liste d’artistes! J’y reviendrai.. Titi Robin me tente bien…
Je ne me lasse pas de découvrir tes semaines en chanson !
Merci Armando! Bises.
Quels excellent choix encore une foi Armando
Merci mon week-end sera superbe grâce à toi
J’espère qu’il en sera de même pour vous toutes et tous