Je vous avoue qu’avec son lot de reprises, où seule la voix de Lara Fabian arrive encore à amadouer mes propos, la chanson dite française laisse, par sa médiocrité, une place de plus en plus large au marché de la chanson anglo-saxonne. Depuis quelque temps, je me demande pourquoi les médias et les majors s’acharnent à promouvoir une bonne dose de mièvrerie et d’étonnante banalité, au détriment de bons compositeurs qui eux, disparaissent, pour de sordides raisons de ‘quota de ventes de disques’.
À croire que la mondialisation et l’importance toujours plus forte des capitaux américains et anglais dans l’industrie mondiale du disque peut à elle seule expliquer une volonté bien orchestrée de faire discréditer certaines formes de culture et d’expression qui, j’en suis persuadé, les concepts ‘faiseurs de stars’ – bon marché et illusoires, comme nouvelle star et autres – ne sont qu’une partie du grand puzzle de la médiocrité. Il est vraiment décevant de voir les plats insipides et sans saveur que les médias (télévision et radio) nous servent dans le menu de la chanson française.
Souvenez-vous, il y a quelques années on criait dans les rues « si la culture coûte cher essayez l’ignorance« … Et apparemment…
Il serait temps qu’on mette en lumière tous ces créateurs (compositeurs, poètes, artistes…) qui œuvrent encore souvent dans l’ombre pour que leur culture ne meure pas… Puisque même si on a beau dire que ce ne sont que des chansons, la vérité est toute autre.
Do you understand?… (1)
Lara Fabian, 2009 – Toutes les femmes en moi
Elle l’a fait. Après chose, chouette et machin-bidule, Lara Fabian a rejoint la liste des ‘chanteuses qui chantent des trucs des autres’, en ajoutant quelques touches propres à sa personnalité.
Et je vous avoue que j’ai eu très peur en écoutant un merdilleux Soleil Soleil à la radio. Je me suis même dit : Non, pas Lara…
Puis, après mon premier coup d’état d’âme, je me suis décidé à plonger le nez dans les titres de cet album et à me demander celle que j’allais écouter en premier. Voilà que je lorgne sur une chanson que Plamondon a écrit pour la femme à Réné… celle qui crie tout le temps… zut, le nom ne me revient pas… toujours est-il, les amis du bleu, que Lara laisse derrière elle cette trace indélébile qui vous secoue le cœur jusqu’à la moindre de ses artères. Je vous avoue qu’elle revisite avec un talent incomparable L’hymne à l’amour, Femme avec toi ainsi qu’un Il venait d’avoir 18 ans qui aurait fait loucher Dalida. Et puis, elle me fait un Ça casse de toute beauté, à rendre heureuse sa copine Maurane.
Lara, encore une fois, s’en sort pas trop mal et embellit presque tout ce qu’elle touche. À la fin, nous sommes bien loin de l’album de reprises sans saveur. Il faut être sourd pour ne pas s’en rendre compte. Enfin ses détracteurs s’en donneront tout de même à cœur joie. Il en faut aussi… 
Jessie Baylin, 2008 – Firesight
Il me vient parfois ce sentiment que nous pouvons nous attarder tranquillement sur les choses, en nous moquant avec sérénité du temps qui passe, parce que ce que nous faisons est bien plus important que le temps qui file à toute vitesse.
C’est pendant mon dernier séjour au Portugal que j’ai écouté Firesight et il m’est resté ce sentiment que toutes les musiques ont un cœur qui bat quelque part au delà des sonorités pop et folk et qui vient chatouiller nos écouteuses.
Si vous vous comptez parmi ceux qui n’ont pas encore savouré sa musique, ne tardez pas trop. Vous ne faites que vous priver bêtement d’un album plein de soleil et souriant. Un moment de bonne musique. Tout simplement. 
Noa & Mira Awad, 2009 – There Must Be Another Way
Il fallait tout de même s’y attendre, bande de crédules…
Dans la foulée de l’Eurovision et pendant que la chose n’a pas refroidi, voilà un album avec les deux copines pour l’occasion, autour de la chanson qui a représente Israël. Et puis, il faut faire perdurer l’idée pacifiste d’une Israélienne et d’une Palestinienne (devenue arabe israélienne).
Je ne sais pas pourquoi mais quand on entend les nouvelles, je me dis que la chose ne s’arrangera pas avec des chansons et il me semble que quelque part quelqu’un est en train de prendre des milliers d’autres par des crétins…
Arriveront-ils a réussir leur coup?… Attendons de voir le nombre d’albums vendus et nous le saurons… Si la connerie peut devenir un parti politique… 
Julie Feeney, 2009 – Pages
Voilà le deuxième magnifique album de la fabuleuse perle irlandaise, après son excellentissime album 13 songs paru en 2006 qui, à mon avis, aurait mérité d’être plus divulgué au royaume de France et aux alentours puisque sa voix est du cristal rare et précieux.
Faut que je vous dise que c’est la fille herself (2) qui se charge des compositions et de l’orchestration [oui, oui bande de jealous].
Puis, toujours herself les amène pour être enregistrées par un vrai orchestre (en l’occurrence l’Irish Chamber Orchestra de Limerick). Enfin, again, herself apporte le tout dans son studio perso où elle chante ses chansons et fait herself le mixage.
Comme Xéline quoi… Non je rigole. J’aime bien la Xéline à Réné. D’ailleurs, et cela vous l’avez compris, je parlais là de vraies chanteuses.
Pour finir, si vous êtes du genre sérieux et désireux d’en savoir plus, il vous faudra aller ici. 
_____
(1) en français : pigé or not pigé?
(2) c’est vrai que j’aurais pu écrire elle-même, mais je fais comme à la télé et je reconnais qu’en ajoutant un mot en anglais, la chose a beaucoup plus de panache. De connerie aussi…





ah comme j’aime comme tu racontes la chanson française et anglo ça sonne ! toujours agréable de te lire, et je sais que je trouverai la qualité et mes divers billets aussi, très agréable toujours, on se tient au courant …
Bisou bleu sur le genou ( je suis tombée dans la cour de l’école ! )
Thanks boy !
Julie Feeney Voilà une jolie découverte , j’aime cette voix qui sait se faire velours ou acide