Mon ami, mon frère

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Je ne sais pas s’il vous arrive de vous réveiller avec une musique (ou une chanson) qui se colle à votre esprit comme un chewing-gum a votre chaussure.

Et rien à faire, on voudrait penser à autre chose, elle reste là qui vous berce l’esprit, bien malgré vous, une bonne partie de la journée.

À dire vrai, ce n’est pas forcément désagréable. D’ailleurs, si vous passez me lire de temps en temps, vous vous êtes sans doute déjà aperçus de mon goût immodéré pour la musique. Je ne sais toujours pas si elle adoucit les moeurs, mais je sais qu’elle apaise souvent le cœur et l’âme.

Mon ami, mon frère
Dis-moi comment faire
Pour nous aimer sur terre

J’ai longtemps dérivé vers les ports et les gares
Les banlieues assoupies m’ont vu passer hagard
J’ai suivi des chemins, au rythme des errances
Et les vents parlaient beau, charriaient les espérances

Mon ami, mon frère
Dis-moi comment faire
Pour nous aimer sur terre

J’ai cherché un regard dans la foule sans nom
Enfermé dans la brume et fardé de néon
Mais la foule s’en va, mais la foule piétine
Sans regard pour celui qui recherche ses racines

Mon ami, mon frère
Dis-moi comment faire
Pour nous aimer sur terre

Je suis comme un voilier qu’aucun port ne console
Je suis las de voguer sans ancre ni boussole
Où trouver lance bleu à la gorge sereine
Où trouver le repos et l’oubli de tant de peine

Mon ami, mon frère
Dis-moi comment faire
Pour nous aimer sur terre

Dans le monde il y a tant d’amour en souffrance
Tant de vies revêtues d’un manteau d’innocence
Qu’un beau jour tu es sûr de la voir arriver
Celle qui comprendra que la vie t’a oublier

Mon ami, mon frère
Je sais comment faire
Pour être aimé sur terre

La chanson est née l’année de l’inauguration de la Grande Mosquée de Touba, la plus grande du monde noire, l’année où la Chine a rejeté le Traité de Moscou, interdisant partiellement les essais nucléaires  et où Charles De Gaulle rejette la candidature du Royaume-Uni au Marché Commun, l’année où le monde pleure Édith Piaf, Jean Cocteau et John F. Kennedy.

C’était le 28 août de cette année-là que Washington a connu une marche gigantesque pour les droits civiques et que Martin Luther King prononce son ineffaçable discours contre la ségrégation raciale : I have a dream.

Et si c’était ce jour là qu’un garçon de deux ans, appelé Obama était devenu président?…

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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4 réponses à Mon ami, mon frère

  1. Lilas dit :

    « Un peu de vous,un peu de moi,et tant et tant d’amour au coeur du monde entier…. »

  2. Denise dit :

    Belles pensées pour Enrico Macias qui, aujourd’hui, n’est pas un jour comme les autres.

  3. Flairjoy dit :

    Voilà une belle pensée d’amour!

  4. JC dit :

    Probable…

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