Né en 1704, à Coimbra, Carlos Seixas, après avoir appris à jouer de l’orgue avec son père, organiste de la cathédrale de Coimbra où il a pu, après la mort de ce dernier en 1718, assurer sa succession, est parti à Lisbonne alors qu’il avait à peine seize ans.
Très rapidement il a été reconnu pour sa connaissance du clavecin et pour ses qualités de musicien, ce qui lui a valu d’être engagé comme organiste de la Sé de Lisbonne ainsi que de la Chapelle Royale où il a travaillé avec Maitre Domenico Scarlattiqui était le professeur de l’infante Maria Bárbara de Bragança, future reine d’Espagne, et qui disait que Carlos Seixas était un des meilleurs enseignants de musique qu’il avait jamais connus.
Il est également devenu un professeur de musique très sollicité par les familles nobles qui avaient leurs aises à la cour du Portugal, qui, à cette époque, insouciante des richesses venues d’Afrique et des Indes, était la cour la plus enviée et dépensière de l’Europe.
Carlos Seixas est considéré un des plus grands compositeurs portugais et malgré ses influences françaises et italiennes a composé une musique très personnelle qui a fait école au Portugal, ayant créé un style qui lui est propre. Jamais son œuvre ne s’est noyée dans le simplisme des styles et modes importés de l’étranger. Ses compositions sont empreintes de suavité, d’élégance et d’inspiration mélodique, dans un langage qui était aussi pur que simple.
Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre.
Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres …
Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française.
Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan …
Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro.
Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub.
Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires.
Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées.
Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent.
Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu.
Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
C’est encore un très beau récit sur le Portugal et une très belle découverte de Carlos Seixas que tu nous présentes, Armando! Merci.
C’est triste d’apprendre qu’une partie de ses travaux ont disparu dans le tremblement de terre de 1755. Une si belle oeuvre!
J’ai un peu déserté les blogs depuis quelques jours.
Seixas me donne envie de faire une longue tournée… et de ne plus espacer ainsi mes visites…
Une invitation à la musique et à réentendre Carlos Seixas.
C’est encore un très beau récit sur le Portugal et une très belle découverte de Carlos Seixas que tu nous présentes, Armando! Merci.
C’est triste d’apprendre qu’une partie de ses travaux ont disparu dans le tremblement de terre de 1755. Une si belle oeuvre!
comme d’habitude une petite découverte
Cette musique me fait penser à l’oeuvre de Marin Marais et au film superbe « Tous les matins du monde »