
Probablement né XIIIème siècle, Piodão, à une petite centaine de kilomètres de Coimbra, ressemble à une toile de maitre, aux allures de crèche de Noël, blottie immobile dans les bras chaleureux de la montagne, égarée dans le silence des aurores.

Le contraste entre le noir du xyste des maisons et le blanc de l’église construite au XVII;e siècle est saisissant.


Les rues abruptes forment un ensemble harmonieux et uniforme marqué par le bleu foncé des fenêtres et des portes des maisons. Selon ce que la voix de son peuple transporte de génération en génération, la couleur serait due au fait qu’elle était la seule disponible chez le marchand et que les villageois se sont donc résignés.
On prétend qu’en d’autres temps, du fait de son éloignement, le village servait autrefois d’abri à tous ceux qui voulaient fuir la justice. Une légende voudrait qu’un des assassins d’Inês de Castro ait ainsi réussi à échapper à la vengeance de Pedro, l’amoureux…



Malheureusement, et malgré qu’elle soit dans un environnement protégé, celle qui fait partie des dix villages historiques de Portugal souffre d’un des maux profonds de la vie moderne. Un peu partout on voit naitre de forme anarchique des antennes de télévision, et autres nuisances visuelles.
Il me semble qu’un pays avec une si grande et unique beauté historique et architectonique, se doive d’aider et de faire prendre conscience à tous de l’importance du tourisme dans l’économie locale.

Puis, et une fois n’est pas coutume, si vous me lisez et si un jour vous avez envie d’aller y faire un tour, laissez la possibilité aux générations futures d’en profiter aussi.
Alors, vous savez, les encombrantes boites de bière, les bouteilles d’eau et autres contenants de boissons ainsi que les petits déchets qu’on oublie ici et là… faites comme vous aimeriez qu’on fasse chez vous, respectez l’environnement, allez les déposer dans les endroits prévus à cet effet. Si, si, je suis certain que vous y arriverez. Même en vacances.

À propos de dubleudansmesnuages
Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre.
Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres …
Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française.
Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan …
Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro.
Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub.
Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires.
Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées.
Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent.
Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu.
Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
Ce contenu a été publié dans
Mes mercredis au Portugal. Vous pouvez le mettre en favoris avec
ce permalien.
Je pars dans quelques jours pour passer quelques jours à 30 km de Coimbra, mais dans l’autre sens, et rien de si beau par là-bas… si ce n’est que c’est le lieu où je suis née. Merci, pour cette découverte et pour les photos toujours aussi belles, je ne connaissais pas Piodão, je note !
Puisse ce village ne rien perdre de son immobilité fragile. Puissent ceux qui y vivent l’avoir suffisamment à l’œil et au cœur pour empêcher qu’il ne devienne autre que ce qu’il est : un magnifique lieu empreint de poésie.
Superbe lieu où il doit faire bon vivre ! C’est vrai que ces petites touches de bleu deci delà c’est magnifique !
Bises elfiques
Armando
Est-ce le fait du photographe mais le bleu est magnifique et il tranche bien dans ce petit village aux vieux accents historiques. D’autre part, vous avez vu cette église blanche immaculée? Incroyable. Et votre message, mon cher ami, puisse-t-il être entendu? Nul n’a besoin d’un tourisme dévastateur.
Pierre R.
Très beau lieu apparemment, comme il n’y en a plus beaucoup. J’aime beaucoup.
canelle
As fotos estão um espectáculo!
Aguçou-me o apetite! Tenho de convencer o nosso amigo Leonel a lá irmos um dia destes!
Um abraço,
Judith
Il est ravissant ce village niché dans la montagne et ces maisons blotties les unes contre les autres, c’est une merveille. Souhaitons qu’il reste ainsi…
Bisous, Armando pour ce doux partage!
Très pittoresque et très agréable à l’oeil lol
Bonne journée
C’est magnifique Armando, les points bleus lumineux, les toits et les pierres sèches des murs et le village tout ramassé sur lui même
Bon aller je peux me mettre au travail j’ai une petite dose de vacances
quel village magnifique!
quand aux nuisances, c’est vrai qu’il ya du boulot au Portugal!