Pour tous ceux qui trouvent ma semaine en chansons pénible et qui viennent, chaque semaine, prendre des notes pour avoir un sujet de conversation sur le boulevard rance de la médisance, où ils s’en donnent à coeur joie en extrapolant et en déformant ce que j’écris, au point de se reconnaître et d’en inclure d’autres dans mes considérations, j’ai une très bonne nouvelle.
Ils vont pouvoir se défouler encore cette année.
Je ne vais pas me priver de parler et de dire ce que je pense. Et tant pis si mon deuxième degré ne leur plait guère. D’une part, je ne me prends pas de tout au sérieux (il n’y a qu’eux qui ne l’ont toujours pas compris), et puis je n’ai aucune importance dans le choix de l’achat des albums. Vous savez, certains disques sont tellement mauvais que le dire c’est déjà leur rendre service.
Au moins, j’espère ne pas me tromper, pour JC et pour Denise, ma fidèle et indestructible lectrice, car je vais continuer à mettre mes liens pour qu’ils puissent s’offrir le plaisir d’amuser leur souris le temps de s’offrir quelques clics musicaux. Et rien que pour ça, ça vaut déjà le coup. Si en plus, il y en a qui se déplacent depuis Ville Saint-Laurent ou d’ailleurs, c’est un bonus.
P.S. – Vous n’êtes pas des mordus d’Alagna par hasard?… Sinon, l’année commence vraiment mal pour vous…
Rebecka Tornqvist, 2008 – Cherry Blossom & The Skyline Risen
Cet album est une merveille. Pour ceux qui ne savent pas très bien ce que le mot veut dire, je les invite a aller ici. N’ayez pas honte, moi j’ai été voir et je suis revenu. Pour les autres, je les renvoie à la chronique de Saab, qui m’a fait connaitre cet album, et qui parle beaucoup mieux que moi. Je regrette seulement qu’elle soit un peu radine. Donner 100/100 est un peu juste. Toute de même. Enfin, ce que j’en dis… 
Roberto Alagna, 2008 – Le Sicilien
Parfait. Je ne vous dis que cela. Parfait. Roberto Alagna, avec le gars belge d’ailleurs (un certain Lotti quelque chose), voilà l’album idéal à offrir à sa belle-mère ou bien au collègue qui nous a embêté toute l’année. Mieux encore à votre chef, qui trouve que vous ne méritez pas d’augmentation cette année. Si vraiment votre rancune est féroce, offrez les deux. Ça devrait les achever…
Oh que ça fait du bien quand il se tait… On a presque envie de n’acheter que les pauses entre les chansons.
Vite, apportez-moi de quoi purifier les auditives. 
Kathy Mattea, 2008 – Coal
Toujours à l’écart de routes encombrées de l’industrie du disque, Miss Mattea nous revient avec un album de rêve qui la ramène à ses racines. Quand je dis ses racines, je veux dire là où elle s’est imprégnée de cette douce musique aux racines country,qu’elle chante avec la douceur claire de sa voix.
J’ai écouté cet album avec beaucoup de plaisir, et même si, je le reconnais volontiers, toutes les chansons ne sont pas des pépites de diamant, on ne trouve, pour autant, aucun morceau de charbon.
Si l’idée de vous offrir un bon album vous tente … 
Capercaille, 2008 – Roses and Tears
Je vous avoue qu’il n’y pas longtemps, je ne connaissais même pas l’existence du nom de ce groupe. Je vous avoue également que je déteste les questions qui commencent par « Toi qui connais tout à la musique… ». Ça sent le piège a plein nez, ne trouvez pas,
L’album Roses et larmes est un mélange de musique traditionnelle et contemporaine, chantée en anglais et en gaélique. Manifestement, à en juger par la chanson d’ouverture, Don’t you go, et par Soldier Boy, il s’agit d’un album qu’il ne faut pas écouter à la légère. Les propos anti-guerre sont bouleversants.
Et puis j’ai retenu la voix de Karen Matheson, qui est une des voix plus bouleversantes que j’ai entendues et je vous avoue que mon ignorance de la langue quand elle chante « A’ racan a bh’ againne » ou encore « Einneam cliu nam fear ur » n’enlève rien à mon plaisir. Peut-être que j’aimerais comprendre le gaélique et que j’ai une profonde admiration pour ces langues et cultures qui se battent pour ne pas mourir.
Écoutez, vous allez être charmés. On parie ? 
Yvone Sanchez, 2008 – My garden
Yvone Sanchez est une cubano-polonaise avec une voix sensuelle qui caresse des standards de Thelonnious Monk, Horace Silver, Duke Ellington et bien évidemment, António Carlos Jobim. Si vous l’avez déjà entendue, vous n’avez aucune difficulté à comprendre pourquoi elle a reçu le prix de la meilleure chanteuse de l’année en 1998 et pourquoi la belle est devenue, l’espace de deux albums, une figure incontournable du monde du jazz à Prague.
Son deuxième album, My garden, est un pur régal et devrait lui ouvrir les portes (voire les écouteuses) de tous les amateurs de jazz.
Douze titres, où la magie langoureuse et vive de sa voix vous assoupit dans le fauteuil, en vous offrant des rêves que la tension artérielle n’autorise plus.
C’est beau, c’est doux, quelques belles touches de samba et deux chansons dans la langue maternelle de votre serviteur. Un régal.
Voilà messieurs un album qui va vous faire fondre, même en plein hiver. 
Mesdames, si vous voulez vous en débarrasser, sans qu’on vous soupçonne d’avoir commis un crime…






Charme et volupté sont tout à fait dans ma palette! Merci Arrrrmando!
C’est une superbe semaine en chansons ! Je me suis longuement attardée avec Rebecka Törnquist que je viens de découvrir et j’adore.
Tu as gagné Armando ! J’ai été absolument charmée par le groupe Capercaillie. Ce n’est que du bonheur !
Bises
N’y aurait-il pas des liens plus solides que d’autres ?
Merci pour Yvonne qui a réveillé mes printemps…et a légèrement…freiné le temps…
Quant à Roberto Ragnagna (lol)… !
Bonne journée
Quele délicieuse semaine : j’ai découvert Capercaillie et Yvonne Sanchez, des pures merveilles, j’aime beaucoup !