
John savait qu’il ne serait jamais pareil à ces escargots de la pensée unique qui avancent à toute vitesse dans une tolérance envers le monde de «ce qui n’est pas comme je le conçois est à combattre. Je méprise! J’exclus! Je maudis! Je détruis!».
Il se souvenait d’une connaissance, qu’il avait pris pour un ami, qui se donnait aux bonheurs d’offrir une image gris foncé de tout ce qui l’entourait.
Il parlait des nausées qu’il avait en allant chez un certain José, en disant que chez eux les symboles religieux le laissaient mal à l’aise et l’indisposaient. Que la femme de celui-ci, une femme obéissante, négligée et sans éducation, ne jurait que par la Vierge et qu’elle lui aurait dit que s’il avait perdu son travail, c’était un «signe de Dieu». Ses enfants faisant des photos dans la position du Christ, bras écartés, dans un symbolisme religieuse que le mettait mal à l’aise. À un point tel qu’il prétendait sentir du dégoût à l’idée de remettre les pieds chez lui.
Quelque temps plus tard, cependant, il a échangé avec lui des regards complices. Puisant sa force dans le rejet de l’autre. Un autre, bien entendu. Il y a toujours un autre quelque part. Il lui faut cet «autre» pour qu’il existe. Pour que sa vie prenne un sens.
Quand John pensait à tout ça, à tout ces êtres passés dans sa vie, il avait le sentiment que les gens sont souvent plus crétins que dangereux. Leurs propos arrogants sont larvés d’une bêtise haineuse qui les réunit et les fortifie dans un clan qui se prétend uni et indestructible mais qui n’existe que par la médisance envers les autres.
John noyait quelquefois sa tristesse dans les mots de l’auteur du livre Le mal d’enfance, Joë Bousquet : Les médisants ressemblent aux malheureux qui n’ont pas eu leur part d’événements et doivent mener aux dépens de leurs voisins une existence parasitaire.
à D.B. (Débile Baratin)
À propos de dubleudansmesnuages
Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre.
Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres …
Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française.
Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan …
Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro.
Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub.
Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires.
Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées.
Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent.
Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu.
Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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Où sont-ils mes dix ans ? lol
» Les médisants ressemblent aux malheureux qui n’ont pas eu leur part d’événements et doivent mener aux dépens de leurs voisins une existence parasitaire. »