On a envie de chanter, mais nul ne chante.
On a envie de pleurer, mais nul ne pleure.
Un fantôme lève
La main de la peur sur notre vie.
On a envie de crier, mais nul ne crie.
On a envie de fuir, mais nul ne fuit.
Un fantôme borne
Tout l’avenir au seul aujourd’hui.
On a envie de mourir, mais nul ne meurt.
On a envie de tuer, ais nul ne tue ?
Un fantôme parcourt
Les tumultes où l’âme se précipite
Ah ! malédiction du temps où nous vivons,
Sépulture de grilles ciselées,
Qui laissent voir la vie que nous n’avons pas
Et nos angoisses figées !
Miguel Torga Anthologie de la poésie portugaise 1935-2000
Gallimard
–
Apetece cantar, mas ninguém canta.
Apetece chorar, mas ninguém chora.
Um fantasma levanta
A mão do medo sobre a nossa hora.
Apetece gritar, mas ninguém grita.
Apetece fugir, mas ninguém foge.
Um fantasma limita
Todo o futuro a este dia de hoje.
Apetece morrer, mas ninguém morre.
Apetece matar, mas ninguém mata.
Um fantasma percorre
Os motins onde a alma se arrebata
Oh! maldição do tempo em que vivemos,
Sepultura de grades cinzeladas
Que deixam ver a vida que não temos
E as angústias paradas!
Le texte du poète Miguel Torga a été chanté par Luis Cilia dans La poésie Portugaise de nos jours et de toujours, en 1969, le second des trois albums introuvables sortis en France , où il fait découvrir des poètes portugais et où il chante celui qui, quelques années plus tard, allait devenir le prix Nobel de littérature, José Saramago.
À propos de dubleudansmesnuages
Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre.
Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres …
Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française.
Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan …
Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro.
Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub.
Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires.
Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées.
Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent.
Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu.
Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
comme on dit je suis dans une mauvaise passe ! alors ce poème fait plus que me parler il crie carrément à mes oreilles
Comme dit Colo en ce moment je me sens totalement européenne, je me sens proche comme jamais de tous ces gens aux noms grecs, italiens, espagnols, portugais qui sont dans la tourmente et qui le crie
Tant de peines et d’ombres, l’histoire du Portugal faite de malédictions, de « tumultes où l’âme se précipite », oui, hélas.
Voisins, nous avons en ce moment un sort bien commun…
Dans la collection « Les uns par les autres » j’ai un très vieux 33tours de Paco Ibañez.
Magnifique interprétation du poème, gracias , un besito.
comme on dit je suis dans une mauvaise passe ! alors ce poème fait plus que me parler il crie carrément à mes oreilles
Comme dit Colo en ce moment je me sens totalement européenne, je me sens proche comme jamais de tous ces gens aux noms grecs, italiens, espagnols, portugais qui sont dans la tourmente et qui le crie
Un joli poème du poète des montagnes, de la terre le ventre de tout.
Tant de peines et d’ombres, l’histoire du Portugal faite de malédictions, de « tumultes où l’âme se précipite », oui, hélas.
Voisins, nous avons en ce moment un sort bien commun…
Dans la collection « Les uns par les autres » j’ai un très vieux 33tours de Paco Ibañez.
Magnifique interprétation du poème, gracias , un besito.
Très beau texte