Sur une toile de Mary Jane Ansell

Le regard de L’autreje

 

Le papillon est un insecte délicat
il se crée émerveillé
même en plein fracas.
Surtout ne pas l’aider
il sait le temps nécessaire
pour de sa peau se défaire
ses ailes se déploient graciles
dans un battement de cil
Ses couleurs uniques
à nos yeux lumière magique
Il prend son envol et ne se doute pas
combien il bouleverse notre émoi.

Une enfance sans papillon
c’est un ciel sans horizon
un air sans l’accordéon
l’égypte sans pharaon
un jupon sans crépon
deux seins sans tétons
un bonnet sans pompon
la fenêtre sans balcon
une rivière sans pont
des amis sans gueleton
une légende sans dragon
une nounou sans nichon
le neige sans flocon
le soleil sans rayon.

Une enfance sans papillon
c’est un coeur en haillon.

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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2 réponses à Sur une toile de Mary Jane Ansell

  1. Chris dit :

    Belle inspiration Lautreje et des passages savoureux !
    😉

  2. Lali dit :

    Belle réplique au texte d’Armando!
    Bravo Lautreje!

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