Azulejo provient d’Al zulej, mot arabe qui signifie «pierre lisse et polie». C’est, en effet, pendant l’occupation arabe de la péninsule ibérique que les peuples ibériques ont appris à travailler la céramique murale.
Faut dire que jusqu’à la fin du XVème siècle, les artisans andalous fabriquaient des plaques de terre qu’ils vitrifiaient d’une manière uniforme pour ensuite, une fois celles-ci coloriées, les couper en formes géométriques qui, par la suite, seraient apposées au mur de manière à obtenir quelques beaux effets.


Le petit carré d’azulejo tel que nous le connaissons aujourd’hui, avec des dessins et coloriés, n’a surgi qu’au XVIème siècle. Cependant, sa technique était très laborieuse et on utilisait la graisse pour séparer les couleurs. Une grande quantité d’azulejos fabriqués avec cette technique ont été appliqués dans beaucoup de palais et églises portugaise, qui ont, comme au Palais de Sintra, une influence notoire du style de décoration arabe.

Dans la deuxième moitié du XVIème siècle, les céramistes italiens ont trouvé une technique permettant de faire des compositions plus élaborées et décoratives. Ils se sont installés dans la région des Flandres et ont développé des panneaux contenant des thèmes de l’Antiquité classique. Le Portugal a alors fait d’importantes commandes et c’est avec la venue d’artisans flamands qui se sont installés à Lisbonne que la production des azulejos a commencé au Portugal.
À cette époque, on avait le goût de revêtir d’imposants panneaux,palais et églises. On exploite au maximum l’azulejo comme matière décorative.

Les peintres d’azulejos se servaient de gravures décoratives ainsi que desmotifs des tissus qui arrivaient d’Inde, pour diversifier la production.
À la fin du XVIIème apparaît le fameux azulejo blanc et bleu, qui suffit à lui seul à identifier cet art au Portugal. Curieusement, ceci est dû d’une part à l’importation d’azulejos en provenance de Hollande, qui utilisait énormément le bleu, et d’autre part par l’influence de la porcelaine chinoise qui était essentiellement bleue. Les Hollandais ont été spécialistes dans la commercialisation de l’azulejo représentant une figure unique, comme on peut le voir encore au Portugal.



Après l’indépendance de 1640, les motifs on commencé à représenter la vie quotidienne ainsi que des sujets historiques.
Il était alors commun d’installer à l’entrée des immeubles des azulejos représentant des soldats, ou encore des vases fleuris. Dans les églises ont surgi des tableaux de l’ancien et du nouveau testament, ainsi que panneaux représentant des miracles, des saints, etc.

Avec l’arrivée de D. João V, au XVIIIème siècle, le peintre d’azulejo a acquis le statut d’artiste. On a alors initié le «Cycle des maitres» et l’azulejo a gagné le statut d’art à part entière.
Le tremblement de terre de Lisbonne a beaucoup contribué à la «démocratisation» de l’azulejo puisqu’il était facilement lavable et plus hygiénique.



Ici et là, le peuple apposait des azulejos, avec des motifs de saints sur les façades, avec la croyance de se protéger ainsi contre les catastrophes.

Dans la moitié du XIXème siècle, l’azulejo a commencé à être utilisé dans le revêtement de façades des immeubles. Puis, au début du XXème siècle ce fut le tour de l’art nouveau de faire son apparition et des premiers travaux du maître Rafael Bordalo Pinheiro.

Puis, à partir des années 50, les arts plastiques se sont intéressés à l’azulejo. Quelques artistes portugais connus, comme Maria Keil, Eduardo Nery ou encore Manuel Cargaleiro ont fait de travaux remarquables.
La société du Métro de Lisbonne a commandé à des comme la peintre Maria Helena Vieira da Silva ou encore Julio Pomar, de créer des travaux en azulejo pour revêtir les stations qui peuvent être admirées ici (choisir une gare dans le menu déroulant Arte nas estações).

Que de splendeurs tu offres à nos yeux gourmands, j’ai le souffle coupé tant c’est beau.
Merci tout simplement !
heu, je veux bien du chocolat moi….
voyons, j’aime ou pas ? suspense terrible……un indice, j’en ai dans mon couloir.
biz
Très intéressant cette visite a l’histoire de l’azulejo que parfois on oublie les origines, et quelle plaisir de revoir certains travaux céramiques! Un bon travail de reportage « Mon Tintin ».
Quel beau billet, passionnant, bien documenté et si abondamment illustré que celui de ce mercredi!
Je vais rester là jusqu’à mercredi prochain, je crois!
Armando, bien sûr que tu es pardonné !
Mais d’ailleurs je n’étais même pas fâchée … heu enfin pas beaucoup … 😉
Bisous, et merci !
Hespérie
Merci pour ton enthousiasme et heureux que le billet t’ait plu. Je suis pardonné ?…
Bisous
Isa,
Heureux de te voir dans le coin. Et j’ai pris note de l’info.
Beijinhos
JC,
Il vaut mieux être sur le carreau que carré. Allez, donne-moi la main pour qu’on se relève!
Denise
Merci d’être là chaque jour.
Bisous
Lilas
Clin d’œil, merci et bisous
Servanne
Merci de tes mots encourageants
Bisous
Dominique
Je suis à chaque fois heureux de te lire.
Bien évidemment que tu peux prendre tout ce que te plait dans le bleu. Ce serait un honneur.
Amitiés
Armando
Estrela
Bienvenue au bleu et merci.
Beijinhos
Chantal
Merci. On compte sur toi pour les photos.
Bisous
Que de beautés en ton Portugal Armando!
A l’occasion, je ne manquerai pas d’aller à la station Etoile à paris, pour voir… et photographier, le panneau d’ajulejos de Vieira da Silva!
Merci pour ce riche billet, Armando! Bises de ma forêt
Olá Judith
agora fico com remorsos de não ter escrito em português, mas tenho a esperança que consiga obter alguma condescendência a troco de chocolates. Belgas, claro. E brancos. Uma daquelas caixinhas com « pilhas deles » lá dentro…
E fica a promessa que me vou atacar à história do tal mariquinhas que foi brincar às guerrinhas lá para Marrocos e nos deu cabo do império.
Beijinhos
Armando
Um post belíssimo. Obrigada.
Moi qui prépare un billet sur un roman portugais je sais où venir voler une photo
ça va m’aller comme un gant
O que está escrito em francês deve ser cá uma malha!
O pessoal ficou impressionado…. mas eu deixe que lhe diga fartei-me de rir com o título….bem…. muito bem!
Um abraço da « Tuga »
Judith
Superbe la carte du Portugal !
quelle richesse, merci pour l’historique, j’attends mon mercredi, toujours
Comme j’aime ces carreaux..même que j’ai commencé à en broder…histoire de voyager dans ce monde magnifique.
Merci pour ce beau mercredi,une fois de plus !
Bisous lilas
Merci pour ce superbe billet Armando. C’est tellement bien raconté !
J’ai toujours aimé ces petits carrés azulejos de couleur et si bien décorés.
C’est une technique fabuleuse et les décors sont époustouflants mais quel travail…
Je reviens enchantée de ma visite des estaçöes.
Merci Armando pour ces beautés !
Bisous
C’est si beau que ça me laisse sur le carreau !
Même au metro de Paris (station Etoile) existe un panneaux d’ajulejos de Vieira da Silva
Ah le beau billet !
Et les espagnols qui font leurs fiers avec leurs azulejos ! 😉
Quelle belle technique , et ce sont ces azulejos que l’on retrouve dans les rues pour raconter un évènement, un homme, la vie … tendresse particulière pour ces carreaux décorés ! Merci Armando . Maintenant je sais …
J’ai parcouru les estações , certaines sont des petits bijoux !
Bises céramiques blanches et bleues