En Alentejo, on ne se lasse pas d’entendre le silence s’émerveiller de ces histoires que le vent murmure les soirs de pleine lune et qui se transmettent de bouche à oreille. De génération en génération. Alors, on entend quelquefois comme une douce harpe… Il était une fois…
Il était une fois un riche voyageur arabe qui s’est arrêté à Medobriga. Étant tombé amoureux d’une belle et svelte jeune fille de la ville, il s’est empressé de la demander en mariage à son père contre la volonté de celle-ci.
Le père, au grand désespoir de la jeune fille, n’a pas refusé la main de sa fille au riche voyageur, mais lui a mis comme condition de construire un château tout en haut des rochers, convaincu de l’impossibilité de réaliser un tel ouvrage.
Le voyageur, subjugué par la beauté de la jeune fille, non seulement a accepté lé défi, mais il a promis de réaliser sa tâche dans une seule nuit.
Aux aurores, à son plus grand désarroi, la jeune fille devinait déjà, dans la brume, les tours de la forteresse. Alors, comme elle ne voulait pas épouser le riche Arabe et pour ne pas déshonorer la parole donnée par son père, elle s’est jetée par la fenêtre.
Mais, rassurez-vous, les historiens, qui ne sont pas près de croire à des histoires de ce genre, nous parlent plutôt d’un point de passage important des troupes de l’Empire romain vers Olissipo (Lisbonne). Ce n’est que plus tard, quand les Arabes ont envahi la Péninsule et se sont installés dans la très prospère Odiane (Alentejo), transformant la plaine en un champ de batailles sanglantes, après avoir pillé et brûlé les villages de populations sans défense, que le peuple s’est réfugié dans la montagne.
On attribue la fondation de la ville à Marwân, gouverneur arabe de Coimbra qui parlait de la ville où «on ne voyait que les oiseaux de dos». La ville aurait été reconquise par D. Afonso Henriques en 1167, date où on trouve la première trace de son appartenance à la monarchie portugaise. Les rois D. Sancho II et D. Dinis termineront la construction de la forteresse et lui donneront sa configuration actuelle.
Le village, qui aujourd’hui conserve encore des maisons de structure médiévale situées dans des rues étroites, avec peu de pièces intérieures et très peu d’ouvertures, a un passé historique très long et très riche, qu’il serait bien long de vous raconter, mais, probablement vous ai-je déjà donné l’envie d’aller faire un tour sur place pour écouter, à votre tour, le silence s’émerveiller de ces histoires que le vent …
[Toutes les images ont été cueillies dans la toile]

















J’adore, un endroit magnifique où ont peut encore ecouter le silence.
Je ne me lasse pas de regarder cette forteresse nimbée par ce coucher de soleil..
je suis déjà passée ici en silence… mais j’y reviens.. pour m’imbiber virtuellement de ce Portugal que tu nous contes si bien… à me donner franchement envie d’aller à mon tour un jour… suivre tes pas..
Oh j’y croyais moi à l’histoire ;o)
quel beau pays que le tien ;o)
Bisou tout en haut de la fenêtre du château ! rire
J’adore Marvão, beau, vraiment. Ça vaut le coup, le détour, dans cet Alentejo Interior.
mais tu sais que la mer…
Ah tes balades! Je ne me lasse pas…
Merci Armando pour ce village tranquille que tu nous fais découvrir, loin de la foule, loin du brouhaha de la ville…
Cela sent vraiment le calme et c’est sans doute une bien belle balade
Merci Armando
Il était une fois… ne pouvait que charmer la conteuse que je suis !
Oui, j’ai grande envie de retourner au Portugal ! Les quelques photos de Marvào sont très invitantes…
Il n’y a que de bons restaurants…
La culture, le paysage , les couleurs c’est bien mais ….n’y a t-il pas un bon resto sur ce parcours magnifique ?