Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas du tout. À une semaine jour pour jour de de l’arrivée du printemps, j’ai le plaisir de vous dire ce que j’ai ressenti à l’écoute de mes musicailles…
Ce sont des opinions courtes, sur le vif. À l’état brut, sans l’envie de plaire ou de déplaire. Juste comme ça. Il est un fait que je ne tiens pas compte des « tops » ni des ventes d’albums. Je tiens juste compte du fait qu’ils me plaisent ou pas. J’insiste «qu’ils me plaisent ou pas».
Certes, personne ne doit partager mon opinion. J’accepte que d’autres aiment des choses que j’aime moins. Pourquoi ne pas dire, que je déteste?…
Encore la semaine dernière, j’étais si content de mes écoutes que cette semaine je suis mitigé. J’ai voyagé entre le meilleur et le pire. Je voudrais plutôt dire le mauvais du pire. Je deviens grognon, on dirait. Peut-être l’âge…
Décidément, les semaines se suivent et ne se ressemblent pas du tout.
Diana Jones, 2009 – Better Times Will Come
Croisé par hasard, cet opus de Diana Jones nous ramène aux racines du folk, à une musique des anciens temps, aux couleurs des montagnards qui chantent leurs histoires au coucher du soleil.
La voix nous transporte avec émotion au fil de chaque morceau, et particulièrement dans le splendide Henry Russel’s Last Words, repris par Joan Baez. Alors qu’une autre chanson, If I had a gun, aurait été enregistrée par la belle Gretchen Peters (Gretchen Peters & Tom Russel, One To The Heart, One To The Head). Ceci vous donnera peut-être un indice quant au talent de Mademoiselle Jones.
La vérité universelle de The Day I die clôt un travail qui s’ouvre sur l’optimisme de Better Times Will Come.
Les amants de la country vont aimer. Moi aussi. 
Laura Gibson, 2009 – Beasts Of Seasons
J’avais été emballé par son joli brin de voix dans Spirited mais, fidèles amis de mes mots, l’album se traîne dans la jolie voix mielleuse de Laura Gibson, dans un laisser-aller tel qu’aucun moment de magie ne vient nous réveiller. Il n’y a pas de véritables changements au fil des chansons…
On patauge. On se traîne lourdement. Les écouteuses s’ennuient grave.
Certes, ceux qui sont fidèles à ce style diront qu’il s’agit d’un bijou, mais je vous avoue que j’ai peiné pour à arriver à la fin, tellement je l’ai trouvé ennuyant. 
Maria Mena, 2009 – Cause and effect
Même si cet album ne fera pas partie de ma galerie, je n’ai pas vraiment de trucs négatifs à dire à propos de celui-ci. Je trouve les chansons un peu lentes et les textes assez tristounets, pour ne pas dire déprimants. Nous sommes à quelques larges enjambées de l’optimisme.
D’un autre coté, ça se laisse écouter, alors je ne sais pas trop quoi vous dire. La fille a un joli filet de voix. Franchement. Vous ne voulez pas aller l’écouter pour vous faire une idée?… C’est ici 
Bruno Pelletier, 2009 – Microphonium
Voilà que le chanteur des cathédrales nous revient, pour ses 25 ans de carrière, avec un album aux signatures prestigieuses, dont la seule chanson potable, parfumée de sonorités jazzy, est signée Serge Lama et Daniel Lavoie, J’en veux. Toutes les autres…
D’un Love Amour Amore ridicule, en passant par un duo fade avec le ténor Francesco Verrecchia, jusqu’aux rimes préfabriquées d’un décevant hommage aux femmes dans Jusqu’à la dernière femme, il est vraiment triste de constater qu’un artiste qui possède un instrument vocal remarquable (Notre-Dame de Paris, Starmania, La légende de Jimmy) produise un album si décevant. Pas étonnant qu’on se tourne de plus en plus vers la musique anglaise qui gagne des parts de marché comme un cheval au galop.
Dans son ensemble, cet album manque de naturel et de simplicité. Il ne me reste que la satisfaction de lire quelques noms d’auteurs, et de me dire que même les noms les plus talentueux, quelquefois ne suffisent pas. 
Chris Isaak, 2009 – Mr. Lucky
Après l’expérience canadienne, il me fallait vite nettoyer les auditives. En musique comme en amitié, il ne faut jamais rester sur une mauvaise impression. Le Californien Chris Isaak avec son tout chaud Mr. Lucky me faisait justement de l’œil.
Voilà un album qui raconte l’histoire d’un amour brisé, mais avec maturité, si vous voyez ce que je veux dire. Deux duos superbes. Une magnifique reprise de l’album Speak with the devil, Breaking Apart, avec Trisha Yearwood et I Lose My Heart avec Michelle Branch.
Si vous aimez vraiment les chanteurs à la voix d’homme, où chaque chanson vous parle du bonheur de la musique, vous n’allez pas le regretter. Du tout. 






Pour tous les goûts, comme chaque semaine, et avec cette façon bien à toi de raconter…
J’ai beaucoup apprécié Diana Jones. Merci Armando pour ta semaine en chansons.
Aahhhhhhhhh tu me prends par les sentiments avec la divine Diana Jones et notre bon surfeur Chris Isaak, je ne peux plus me passer de la voix de Diana, peut être la plus belle découverte depuis Paula Frazer et je vais bientôt recevoir l’album de Chris Isaak, il est un peu mainstream mais je ne vais pas bouder mon plaisir !!!
Je suis du même avis que toit en ce qui concerne Laura Gibson, c’est un peu fade, il n’y a pas cette petite étincellle qui la distingue un peu du lot qui s’aggrandit chaque jour des chanteuses folk.
PS : Viens voir ici tu vas adorer la reprise des Smiths :
http://withmusicinmymind.blogspot.com/2009/03/coup-de-foudre-sofia-lilly-jonsson.html
Bonne journée à tous 😉