Carte blanche à… Reine

carte-blanche-2009.jpg

line_mottled1.jpg

Cet instant-là

Dans une portée musicale, le silence a sa place avec les dièses et les bémols, les croches et les points d’orgue, parce qu’il est aussi musique ! Il n’est même que musique. Léger comme une flûte, il est une respiration. Souvent extrême, il arrive comme une pause pour laisser chanter les dernières notes dans notre mémoire.

Il est l’instant, dans un concert, entre le dernier son et les applaudissements, la seconde entre la fin d’un disque et le moment où je me dis : « C’est fini. » le vertige entre la dernière image et le moment où la lumière se rallume à la fin d’un film. Comme un pont suspendu, il nous faut le traverser pour revenir à la réalité.

Pont suspendu… comme les points de suspension. Espace blanc qui provoque notre imagination, nos interrogations ou nos réflexions. À nous de prolonger ces mots et de les faire jouer avec les nôtres dans ce lieu de partage intime avec l’auteur.

Silence où nous prendrons congé avec l’enchanteur du moment, sachant que nous ne jouons pas la même partition, ne feuilletons pas les mêmes images et ne tenons pas le même stylo plume. Mais silence qui peut être aussi déclaration d’amour, comme s’il permettait de dire l’essentiel : l’émotion partagée.

Parfois, cet instant-là est un coup de foudre, quand nous prenons conscience que nous avons fait une rencontre qui va bouleverser notre vie.

 

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
Ce contenu a été publié dans ... DANS MA TÊTE. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

5 réponses à Carte blanche à… Reine

  1. Reine dit :

    Merci, gentils lecteurs !

  2. Un silence…une pause….un instant …à déguster les yeux fermés.

  3. Flairjoy dit :

    Voilà un instant bien précieux! Merci Reine!

  4. Lali dit :

    Toujours un bonheur de lire Reine…

  5. Denise dit :

    En musique, les silences peuvent se révéler magiques…

    Merci Reine pour cette merveilleuse carte blanche pleine d’émotion !

Les commentaires sont fermés.