Instants de lecture

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[dessin : Florian]
 

 

Quand j’ai commencé ce blog en septembre dernier, c’était juste pour raconter au jour le jour ce que nous vivions tous les trois. Au début je voulais envoyer une lettre chaque semaine à Daniel Vaillant pour lui décrire concrètement ce que c’est que d’être sans logement, car j’avais l’impression qu’à la mairie, ils ne s’en rendaient pas bien compte. Et puis je me disais que ça changerait des lettres purement administratives, j’avais l’impression que de toutes façons elles terminaient toutes sur un tas de dossiers. J’aurais peut-être plus de chances comme ça d’avoir une réponse du maire… C’est mon frère qui m’a suggéré d’en faire un blog. J’ai hésité, je n’étais pas sûre de vouloir que tout le monde puisse lire ma vie… Et je ne voyais pas du tout comment les gens pourraient tomber dessus… J’étais loin d’imaginer l’ampleur que ça allait prendre !

Ces derniers jours, je dois dire que je me suis sentie vraiment dépassée, il m’a fallu prendre un peu de recul. J’ai reçu énormément de messages de soutien, de propositions, d’offres d’aide, de conseils, d’encouragements ! On nous a proposé des hébergements temporaires, des coups de main pour des déménagements, des petits tuyaux pour que les enfants se sentent bien, des dons d’habits, on m’a même proposé de garder les enfants. Des gens m’ont écrit de partout dans le monde, des hommes et des femmes de toute classe sociale, parents ou pas, des anciens SDF, des grands-pères et des grands-mères, des étudiants, et même des adolescents qui me disent : «J’ai 12 ans mais je trouve tout de même ça révoltant!» Je voudrais vraiment pouvoir remercier chacun d’entre vous, c’est incroyable que tant de gens se sentent touchés par notre situation, et vous n’imaginez pas à quel point c’est réconfortant de sentir que l’on n’est pas tout seul !

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À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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