Hélène Dorion – Chacun va, dans sa caverne d’enfant

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Chacun va, dans sa caverne d’enfant
retrouve les ombres animées d’oiseaux, de poissons
de reptiles sur les murs
ses jeux de sable et d’eau
qui emplissaient l’univers.

Toutes choses se dispersent, aujourd’hui
que la nuit chute dans l’immensité
le ciel qu’alors tu regardais comme un manège
a défait son chapiteau.

Tu regagnes le fond de l’enfance
où chacun est loin, si loin dans son monde
de figures éphémères.

Comme chacun, tu lutteras aux portes de la caverne
contre le reflet qui s’y glisse encore.

[Texte : Hélène Dorion
Toile : Aaron Johnson]

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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5 réponses à Hélène Dorion – Chacun va, dans sa caverne d’enfant

  1. louvel dit :

    Je viens d’avoir le très grand plaisir de passer quelques heures en compagnie d’Hélène lors d’une rencotre poétique.

    Ce fut merveilleux tant de simplicité et de gentillesse rassemblées, en écoutant ses textes pleins de beauté dans une langue simple et recherchée à la fois.

    Quelqu’un qui sait rire des petits incidents ne peut être que « séduisante »

  2. Lali dit :

    Heureuse de lire Hélène Dorion ici, très heureuse!

  3. agnès dit :

    un beau texte !

  4. Denise dit :

    Puff, tout comme toi, j’ai tout apprécié !

  5. Puff dit :

    Tout me plaît et le poème et la toile!
    Flairjoy me dit que c’est dommage que Monsieur Platon ne puisse le lire!

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