Lisbonne couverte de mots

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Et toi, noble Lisbonne, princesse incontestée des
Autres cités du monde, toi qui fus bâtie par l’éloquent
Héros dont la ruse fit flamber la ville Dardaniene,
Toi devant qui cède la mer profonde, tu dus céder à
Ton tour devant la force des Portugais, aidés par la
Vaillante flotte qui partit des régions boréales.

Venue des bords de l’Elbe et du Rhin, dans la lointaine
Germanie, et de la froide Bretagne, une foule
De guerriers s’était mise en routes, animée par la pieuse
Ambition de détruire les Sarrasins. Et, franchissant
L’entrée du Tage riant, ces hommes s’unirent à l’ost
Du grand Alphonso, dont la haute renommée déjà montait
Aux cieux. Ont mit alors le siège devant les murailles Ulysséennes.

Luís Vaz de Camões

 

 

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«Lisbonne offre une appréciable variété de choix pour un noble suicide», a écrit un de ses grands narrateurs, Antonio Tabucchi.

«Des voix, tant de voix. Des regards. Des ressouvenances», écrit José Cardoso Pires.

Et pour Saint-Exupéry, Lisbonne lui est apparue «comme une sorte de paradis clair et triste».

Pour Cervantes, Lisbonne est la plus belle ville du monde : «Terre, terre! Encore qu’il serait plus juste de dire Ciel, Ciel! Car à n’en pas douter nous sommes aux abords de la fameuse Lisbonne.»

 

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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2 réponses à Lisbonne couverte de mots

  1. Lali dit :

    Je crois qu’il est temps que je lise Tabucchi…

  2. Isa dit :

    Ça ne se fait pas Mandocas, je commence mon mercredi avec les larmes aux yeux. Quelle « SAUDADE » mon Dieu j’ai quittée ma belle Lisbonne il y a 2 mois à peine, et j’ai déjà mal au cœur. En tout cas mon grand tu as fait un merveilleux travail.
    Félicitation tu donne envie a tout le monde d’y aller. L’histoire est très bien racontée et des superbes photos.

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