Aimer ? Voici un mot que je crois connaître. Fouillons dans nos souvenirs ! Trêve de plaisanterie, bien sûr que je le connais ce verbe. Je l’ai même conjugué à tous les temps… Mais ai-je aimé ? J’ai cru aimer. Donc j’ai aimé. Quand je dis j’ai cru aimer, j’ai tout faux. Bien sûr sur le coup j’ai aimé comme un fou. Et si je dis maintenant « j’ai cru aimer », c’est encore une fois ce putain de temps qui en est responsable. Ce temps qui se veut gomme, correcteur qui voudrait éliminer même ce qui est indélébile, mais il perd son temps. Malgré tout, comme un con, il s’évertue à m’enlever de l’esprit toutes les émotions que j’ai ressenties, toute cette chaleur qui m’a envahi lorsque, ne suivant plus la flèche de la raison, en y perdant mon latin, j’ai reçu en plein coeur celle d’Eros ! Il y réussit ce mauvais temps avec ses nuages dont il m’a si souvent encombré et que, bien que je m’y efforce, je n’arrive toujours pas à chasser. Je suis bien obligé de reconnaître que même en plongeant dans mes souvenirs les plus doux, je ne ressens plus rien de tous ces sentiments « ciel bleu ! » En fait, ce ne sont pas des flèches que j’ai reçues. Elles étaient plutôt des soleils dont les rayons étaient tellement puissants, qu’ébloui, je ne pouvais même pas apercevoir quelques cumulus que ce soit. Maintenant, allongé sur son lit ouaté de nuages, mon cupidon à moi (Tiens je retrouve mon latin !) a posé son arc et il se repose de tous les efforts qu’il a déployés. Je le sens déprimé, désespéré d’avoir raté sa cible. Mais comment lui en vouloir, elle était bien trop mouvante la cible ! Ce qui m’ennuie le plus, c’est que les ersatz de soleil qu’il m’arrive de croiser sont munis de rayons qui ont du être… ultra-violés ! Alors j’ai froid et je distingue même les nimbus ! Ma foi, j’aimerais bien que mon coeur à nouveau s’emballe!
T’as pas cent balles ?
[Texte: Jean-Claude Mian – Déblogue
Tableau : Nuit Sano – Le blog de Laurent Moons]

Voilà que la correction est faite avec mes excuses à son auteure. Merci d’être passé me rendre visite.
Bonjour,
Je suis désolé de devoir vous contredire, mais ce magnifique tableau n’est pas de moi, malheureusement. Il est d’une grande artiste peintre japonaise qui s’appelle Nuit Sano. Rendons à César ce qui appartient à César, si vous le voulez bien? Je ne suis pas encore aussi bon qu’elle. Je n’ai pas encore son expérience. Ca viendra.
Merci et bonne continuation.
Laurent Moons
Merci Flairjoy et bien sûr Armando
Ce texte vaut plus que cent balles vu la richesse de l’emballage avec une petite boucle pour couronner le tout!
Bravo JC!