

Les livres d’histoire nous apprennent que le Portugal existe, en tant que pays souverain, depuis le 5 octobre 1143.
C’est à cette occasion qu’a eu lieu une conférence de paix entre le roi Alphonso VII de Castille et Afonso Henriques , où est signée le Traité de Zamora, qui est l’acte qui consacre l’indépendance du Portugal.


Cependant on pourrait prétendre que les racines géologiques de ce pays remontent quelque part à la Bourgondie (aujourd’hui la Bourgogne), lorsque que Robert le Vieux, premier duc de Bourgogne épousa Sibylle de Barcelone, fille de Raymond Ier et de Gisèle de Lluca. Parmi leur sept enfants, Henri naitra en 1066, et après avoir combattu aux côtés d’Alphonse VI de Castille et Léon, afin de reconquérir la Péninsule Ibérique des mains des Maures (originaires de Mauritanie, faut-il le préciser), deviendra, en 1093, le comte du Comté de Portucalense qui dépendait toujours du Royaume de Léon. Il recevra en mariage Thérèse de León (devenue Tareja du Portugal), la fille illégitime du roi Afonso VI de Castille de León, alors âgée de 13 ans à peine.

De leur union naitra Afonso Henriques qui, après la très énigmatique bataille d’Ourique, s’autoproclame le premier roi du Portugal, le 25 juillet 1139.
Plus tard, pour légitimer la fondation du Portugal, on prétend que Dieu, (lui-même, eh oui…) serait apparu au futur roi et lui aurait promis son aide pour venir à bout des cinq rois maures qui réunissaient des troupes de Séville, de Badajoz, d’Elvas, d’Evora et de Beja. Rien que ça.
Faut dire que le pape n’a pas reconnu à Afonso Henriques le titre de roi de Portugal. Ça se comprend…

Toujours est-il que si certains peuvent toujours douter de l’intervention divine dans la fondation du Portugal, je crois qu’on ne pourra pas mettre en doute que dans le sang portugais court un peu de sang de Bourgogne… et donc, nous sommes un peu frères.
Et ça s’arrose! Et hops, à la nôtre!…

P.-S. — Eh oui, de l’eau!… Boire ou bloguer il faut choisir!!!
À propos de dubleudansmesnuages
Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre.
Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres …
Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française.
Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan …
Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro.
Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub.
Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires.
Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées.
Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent.
Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu.
Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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Comment ça de l’eau et tu crois que je vais revenir vers un pays qui m’offre un verre d’eau pour tout viatique ??? ah c’est bien parce que je t’aime bien ….:-)
En musique
http://www.youtube.com/watch?v=CK917MvYwPs&feature=related
Sourire en lisant tes bons mots Armando et ceux de JC.
La Bourgogne me fait penser à un monsieur âgé, résidant dans mon ancien service de l’hôpital, qui ne ratait jamais une occasion de chanter cette chanson au cours de repas de fêtes. Et il scandait le refrain avec énergie en levant sa canne. L’ambiance était assurée ! Un bon et émouvant souvenir.
Joyeux enfant de la Bourgogne
Je n’ai jamais eu de quignon
Quand je vois rougir ma trogne
Je suis fier d’être Bourguignon
( Et je suis fier, et je suis fier
[Et je suis fier, d’être Bourguignon ] (bis)
Au sein d’une vigne
J’ai reçu le jour
Ma mère était digne
De tout mon amour
Depuis ma naissance
Elle m’a nourri
En reconnaissance
Mon coeur la chérit.
Refrain
Assis sous la treille
Plus heureux qu’un roi
Toujours une bouteille
A coté de moi
Jamais j’n’m’embrouille
Car chaque matin
Je me débarbouille
Dans un verre de vin.
Refrain
Madère et Champagne
Approchez un peu
Et vous, vins d’Espagne
Malgré tous vos feux
Amis de l’ivrogne
Réclamez vos droits
Devant la Bourgogne
Saluez trois fois.
Refrain
Ma femme est aimable
Et sur ses appas
Quand je sors de table
Je ne m’endors pas
Je lui dit mignonne
Je plains ton destin
Mais ma Bourguignonne
Jamais ne se plaint.
Refrain
Puisque tout succombe
Un jour je mourrais
Jusque dans la tombe
Toujours je boirais
Je veux que dans la bière
Où sera mon corps
On y mette un verre
Rempli jusqu’au bord.
Refrain
Ou :
Je veux qu’on m’enterre
Quand je serai mort
Près de moi un verre
Rempli jusqu’au bord
J’veux être dans ma cave
Tout près de mon vin
Dans une pose grave
Le nez sous l’robin.
« Francomtois, rends-toi, nenni ma foi », me disait mon papa, bourguignon et fier de l’être, donc bonjour cousin…. 😉
A la place de ce pape il aurait fallu le chanoine KIR
A la vôtre !!!
Une belle sobriété mon cher Armando. En tout et pour tout 😉