Mon mois en chansons, 27 novembre 2010

La joueuse de luth.
Orazio Gentileschi (1563-1647)

Salut amis de la musique qui attendez mes appréciations musicales impatiemment chaque dernier samedi du mois.

Malheureusement, je ne pourrai pas m’étaler, par manque de temps, sur tout ce qui m’est tombé sous les écouteuses puisqu’il ne faudra ne choisir que quelques-uns des titres.
Donc en attente, parmi plein d’autres, nous avons du Souad Massi, du Lara Fabian, quelques albums de Noël, les « vieux » qui se sont mis aux reprises, comme l’infatigable Rod Stewart avec The Great American Songbook V, Neil Diamond avec Dreams ou encore Roch Voisine avec son America 3… Comment ça, Roch Voisine n’est pas vieux?…

Pour ce dernier samedi avant décembre, je vous parlerai donc de trois ou quatre albums pris au hasard dans la pile. Oui, je vous jure, vraiment au hasard. Sauf pour la version de What a Wonderful World, que je préfère. Parce que je voudrais que mes écouteuses continuent de croire qu’il est  wonderful

Dee Dee Bridgewater, 2010 – Eleanora Fagan (1917-1959)

Après le relatif échec de son précédent album, Red Earth, paru en 2007, Dee Dee Bridgewater signe son retour avec un album hommage à la grandissime Billie Holiday. J’ai bien dit hommage, même s’il s’agit, à première vue, d’un album de reprises de la « duchesse » du jazz.

Faut dire que la maman de China Moses n’en est pas a son premier album du genre puisqu’on lui doit déjà un album dédié à Ella Fitzegerald, sorti en 1997, puis un autre dédié à Horace Silver en 1995 et enfin un excellentissime album dédié à Kurt Weill en 2002.

Pour ma part, et parce qu’on est entre nous, j’ai trois petits aveux à vous faire. Le premier est que j’aime Dee Dee Bridgewater. Le deuxième est que j’aime Billie Holiday. Et le troisième est que j’ai aimé  entendre Dee Dee chanter Billie. Pigé?

Eric Clapton, 2010 – Clapton

Quand vous choisissez d’offrir à vos écouteuses du Eric Clapton, vous pouvez êtes certains qu’elles vont ronronner de bonheur, tellement la musique du vieil Eric atteint la perfection.

Un album où le bonheur est multiplié par 14, et que je recommande chaudement à tous ceux qui se prennent la tête sans savoir trop quoi demander à ce bon vieux et infatigable père Noël.

Même sa version de la célèbre Automn Leaves (vous savez… les feuilles mortes qui se ramassent à la péééélle…) est super savoureuse. En l’écoutant bien, on se laisse même dire que c’est la même chose qu’on a déjà tellement entendu. Mais en mieux. C’est vous dire.

Bernardo Sassetti Trio, 2010 – Motion

Souvenez-vous, je vous ai déjà parlé de Bernardo Sassetti (ici) et donc, vous avez compris que je l’aime bien. Et je vais continuer à l’aimer, bien après l’écoute de cet album qui nous offre une musique avec un équilibre exquis entre la composition et l’improvisation, comme une invitation à voyager dans les douces et entrainantes rivières d’une musique qui nous emmène loin, quelque part entre le temps présent et l’univers.

Un bonheur que la complicité des trois virtuoses, Alexandre Frazão à la batterie, Carlos Barretto à la contrebasse et puis au piano Bernardo Sassetti.

Un délice.

Judy Collins, 2010 – Paradise

Mémé Judy est de retour et voudrait elle aussi avoir une place dans la hotte du père Noël. Eh oui les amis, il en faut pour tout le monde.

Faut dire qu’elle a tout fait pour y arriver. De superbes duos avec Joan Baez (Diamonds and Rust) et le beau Stephen Stills (Last Thing on My Mind) très mélodieux et plaisants nous emmènent sur le doux chemin de la nostalgie et, si on ferme les yeux, on se croirait l’espace d’un instant à Woodstock. Les pétards et les corps dénudés en moins.

Ceci dit, trêve de plaisanterie, j’ai adoré l’ensemble de cet album qui s’ouvre sur un Over the rainbow plus vrai que vrai et qui, j’en suis certain, aurait ému l’autre Judy. La mère de Liza.

Puis. faut dire que Mme Collins n’a rien perdu de la fraîcheur de sa voix magnifique.

Allez, ne soyez pas radins…

Line Renaud, 2010 – Rue Washington

Publicisé partout et auréolé des noms les plus sonnants de la musique française qui passent chez Michel Drucker, de Julien Clerc à Johnny Hallyday, (avec qui elle chante Un monde merveilleux, une adaptation française de Wonderful World, qui se termine en anglais, à faire déserter les écureuils de sa cabane au Canada),  en passant par la belle Mylène Farmer (avec qui elle chante C’est pas l’heure), Lavoine, Chamfort, Delpech ou encore Grand Corps Malade, un album pour lequel la presse n’économise pas les éloges et qui signe le retour de Mme Line Renaud quelque je-ne-sais- combien d’années après… après…
… Après j’ai repris du Judy Collins. Histoire de purifier mes écouteuses. Déjà que Johnny tout seul… 

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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5 réponses à Mon mois en chansons, 27 novembre 2010

  1. Lali dit :

    Ah ce que j’aime cette chronique… et en plus j’ai rigolé comme c’est pas permis avec ton histoire d’écureuil et de cabane.

    Je te souhaite du temps libre pour écouter tous ces albums qui t’attendent et nous raconter tout ça. À ta manière. Unique et irrésistible.

  2. Denise dit :

    Tout d’abord, la joueuse de luth est magnifique. Tout est beau dans cette toile aux couleurs chaleureuses et la belle lumière.

    J’ai aimé Dee Dee Bridgewater et bien entendu Eric Clapton que j’écouterai des heures 😉

    Merci Armando pour ce beau samedi musical. Bisous 😉

  3. JC dit :

    Merci Armando
    Clapton et Dee dee sans hésiter
    Sassetti c’est pas ma tasse de thé malgré le brio de ce trio
    Judy que c’est pas mal mais je le dis doucement
    La régie fabrique encore cette bagnole là ?
    Je pensais qu’avec quatre ailes elle s’était envolée pour de bon !
    Comme quoi !
    En plus j’ai travaillé une quinzaine d’années rue Washington
    Donc c’est sûr c’est pas jeune tout ça 😉

  4. Chris dit :

    Déjà lire le texte c’est savoureux :)
    Alors je me doute que je vais régaler mes écouteuses quand je reviendrai un peu plus tard, prendre mon temps, et déguster ta « petite » sélection 😉

    Merci Armando et Bisous

  5. Dominique dit :

    je dois me faire vieille car c’est la joueuse de luth que je préfère

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