
La joueuse de luth.
Orazio Gentileschi (1563-1647)
Salut amis de la musique qui attendez mes appréciations musicales impatiemment chaque dernier samedi du mois.
Malheureusement, je ne pourrai pas m’étaler, par manque de temps, sur tout ce qui m’est tombé sous les écouteuses puisqu’il ne faudra ne choisir que quelques-uns des titres.
Donc en attente, parmi plein d’autres, nous avons du Souad Massi, du Lara Fabian, quelques albums de Noël, les « vieux » qui se sont mis aux reprises, comme l’infatigable Rod Stewart avec The Great American Songbook V, Neil Diamond avec Dreams ou encore Roch Voisine avec son America 3… Comment ça, Roch Voisine n’est pas vieux?…
Pour ce dernier samedi avant décembre, je vous parlerai donc de trois ou quatre albums pris au hasard dans la pile. Oui, je vous jure, vraiment au hasard. Sauf pour la version de What a Wonderful World, que je préfère. Parce que je voudrais que mes écouteuses continuent de croire qu’il est wonderful…

Dee Dee Bridgewater, 2010 – Eleanora Fagan (1917-1959)
Après le relatif échec de son précédent album, Red Earth, paru en 2007, Dee Dee Bridgewater signe son retour avec un album hommage à la grandissime Billie Holiday. J’ai bien dit hommage, même s’il s’agit, à première vue, d’un album de reprises de la « duchesse » du jazz.
Faut dire que la maman de China Moses n’en est pas a son premier album du genre puisqu’on lui doit déjà un album dédié à Ella Fitzegerald, sorti en 1997, puis un autre dédié à Horace Silver en 1995 et enfin un excellentissime album dédié à Kurt Weill en 2002.
Pour ma part, et parce qu’on est entre nous, j’ai trois petits aveux à vous faire. Le premier est que j’aime Dee Dee Bridgewater. Le deuxième est que j’aime Billie Holiday. Et le troisième est que j’ai aimé entendre Dee Dee chanter Billie. Pigé?![]()

Eric Clapton, 2010 – Clapton
Quand vous choisissez d’offrir à vos écouteuses du Eric Clapton, vous pouvez êtes certains qu’elles vont ronronner de bonheur, tellement la musique du vieil Eric atteint la perfection.
Un album où le bonheur est multiplié par 14, et que je recommande chaudement à tous ceux qui se prennent la tête sans savoir trop quoi demander à ce bon vieux et infatigable père Noël.
Même sa version de la célèbre Automn Leaves (vous savez… les feuilles mortes qui se ramassent à la péééélle…) est super savoureuse. En l’écoutant bien, on se laisse même dire que c’est la même chose qu’on a déjà tellement entendu. Mais en mieux. C’est vous dire. ![]()

Bernardo Sassetti Trio, 2010 – Motion
Souvenez-vous, je vous ai déjà parlé de Bernardo Sassetti (ici) et donc, vous avez compris que je l’aime bien. Et je vais continuer à l’aimer, bien après l’écoute de cet album qui nous offre une musique avec un équilibre exquis entre la composition et l’improvisation, comme une invitation à voyager dans les douces et entrainantes rivières d’une musique qui nous emmène loin, quelque part entre le temps présent et l’univers.
Un bonheur que la complicité des trois virtuoses, Alexandre Frazão à la batterie, Carlos Barretto à la contrebasse et puis au piano Bernardo Sassetti.

Judy Collins, 2010 – Paradise
Mémé Judy est de retour et voudrait elle aussi avoir une place dans la hotte du père Noël. Eh oui les amis, il en faut pour tout le monde.
Faut dire qu’elle a tout fait pour y arriver. De superbes duos avec Joan Baez (Diamonds and Rust) et le beau Stephen Stills (Last Thing on My Mind) très mélodieux et plaisants nous emmènent sur le doux chemin de la nostalgie et, si on ferme les yeux, on se croirait l’espace d’un instant à Woodstock. Les pétards et les corps dénudés en moins.
Ceci dit, trêve de plaisanterie, j’ai adoré l’ensemble de cet album qui s’ouvre sur un Over the rainbow plus vrai que vrai et qui, j’en suis certain, aurait ému l’autre Judy. La mère de Liza.
Puis. faut dire que Mme Collins n’a rien perdu de la fraîcheur de sa voix magnifique.

Line Renaud, 2010 – Rue Washington
Publicisé partout et auréolé des noms les plus sonnants de la musique française qui passent chez Michel Drucker, de Julien Clerc à Johnny Hallyday, (avec qui elle chante Un monde merveilleux, une adaptation française de Wonderful World, qui se termine en anglais, à faire déserter les écureuils de sa cabane au Canada), en passant par la belle Mylène Farmer (avec qui elle chante C’est pas l’heure), Lavoine, Chamfort, Delpech ou encore Grand Corps Malade, un album pour lequel la presse n’économise pas les éloges et qui signe le retour de Mme Line Renaud quelque je-ne-sais- combien d’années après… après…
… Après j’ai repris du Judy Collins. Histoire de purifier mes écouteuses. Déjà que Johnny tout seul… ![]()
Ah ce que j’aime cette chronique… et en plus j’ai rigolé comme c’est pas permis avec ton histoire d’écureuil et de cabane.
Je te souhaite du temps libre pour écouter tous ces albums qui t’attendent et nous raconter tout ça. À ta manière. Unique et irrésistible.
Tout d’abord, la joueuse de luth est magnifique. Tout est beau dans cette toile aux couleurs chaleureuses et la belle lumière.
J’ai aimé Dee Dee Bridgewater et bien entendu Eric Clapton que j’écouterai des heures 😉
Merci Armando pour ce beau samedi musical. Bisous 😉
Merci Armando
Clapton et Dee dee sans hésiter
Sassetti c’est pas ma tasse de thé malgré le brio de ce trio
Judy que c’est pas mal mais je le dis doucement
La régie fabrique encore cette bagnole là ?
Je pensais qu’avec quatre ailes elle s’était envolée pour de bon !
Comme quoi !
En plus j’ai travaillé une quinzaine d’années rue Washington
Donc c’est sûr c’est pas jeune tout ça 😉
Déjà lire le texte c’est savoureux
Alors je me doute que je vais régaler mes écouteuses quand je reviendrai un peu plus tard, prendre mon temps, et déguster ta « petite » sélection 😉
Merci Armando et Bisous
je dois me faire vieille car c’est la joueuse de luth que je préfère