Ce qui reste, Gastão Cruz

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Ce qui reste

La mer où ton corps
Reposait
Comme si chaque vague édifiait

Une grotte protectrice
Est un champ relu voilà ce qui reste
Semblable au silence

Des corridors
Me mènent à un autre temps parcourant
L’océan des lieux

[Anthologie de la poésie portugaise contemporaine
1935-200
Choix et présentation de Michel Chandeigne
Traduction de Patrick Quillier, Michel Chandeigne,
Michelle Giudicelli, Magali et Max de Carvalho
Éditions Gallimard 2003]

[Photo : Armando Ribeiro]

Ayant obtenu une licence en philologie germanique à l’université de Lisbonne, Gastão Cruz a été professeur et lecteur de portugais au King’s Collège, à Londres.

Poète et critique littéraire, il a travaillé pour quelques journaux et revues comme critique littéraire et a traduit des auteurs comme William Blake et Shakespeare.

Il est de plus le fondateur du Théâtre Hoje (Aujourd’hui), où il a mis en scène plusieurs pièces.

Son œuvre a été couronnée par plusieurs prestigieux prix littéraires parmi lesquels le grand prix de la Littérature, en 2005.

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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3 réponses à Ce qui reste, Gastão Cruz

  1. Denise dit :

    C’est un très beau texte et très touchant.
    Tes mercredis au Portugal se suivent et sont toujours très beaux, passionnants, c’est un plaisir de te lire!

  2. Dominique dit :

    Tu as gagné Armando, j’ai commandé ce bouquin car je ne peux pas te résister :-)

  3. Lali dit :

    Un texte magnifique, tiré d’une anthologie exceptionnelle.
    Un autre beau mercredi au Portugal!

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