Je crois que personne n’arrivera jamais à m’enlever mon goût immodéré pour les vieux bouquins. Non, je ne vous parle pas forcément de ces livres de valeur, parce qu’ils ont appartenu à « truc miche » ou bien parce qu’ils ont des reliures en or et cuir véritable et qui sent tout le poids de l’Histoire.Pour ce genre de livres-là, je garde ma fascination pour des endroits comme la bibliothèque de l’université de Coimbra, qui date de 1724 et qui est une espèce de temple du savoir, qui conserve près de 300 000 livres anciens publiés jusqu’à 1983.
Je saisis cette occasion pour vous dire que cette université est une des plus anciennes de l’Europe, qu’elle a été créée en 1290 à Lisbonne par le roi D. Dinis et transférée définitivement à Coimbra en 1537 par le roi D. João III.

Mais, trêve d’égarement superflu et revenons à mes vieux livres si vous le vous le voulez bien.Moi, mon bonheur, ce sont ces librairies qui sentent le bon livre déjà lu dans une jardin, à la plage, dans le train ou le métro. Un peu chaque jour. Où parfois se glissent des réflexions amusantes.
Mon bonheur est de pouvoir lire des dédicaces, qui font voyager mon imaginaire vers des amitiés ou amours inconnues. Perdues dans le temps…
Mon bonheur est de découvrir la dédicace d’un auteur et m’imaginer que quelqu’un a pu attendre des heures pour échanger quelques mots chaleureux ou anodins avec celui qu’il admirait tant.
Mon bonheur est celui de croire que l’univers des livres nous ramène a une forme d’humanisme intérieur et, quand j’offre des livres à des amis, il m’arrive de caresser tendrement les pages pour me dire qu’il recevront un peu plus que des mots…
À propos de dubleudansmesnuages
Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre.
Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres …
Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française.
Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan …
Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro.
Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub.
Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires.
Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées.
Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent.
Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu.
Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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Le livre est un ami fidèle (le meilleur ami de l’homme, selon Pline) et peu exigeant. Il n’attend que votre savoir-lire. Moyennant ce préalable, vous en ferez ce qu’il vous plaira.
Vous êtes triste? Choisissez un ami gai, ludique, facétieux …
Vous attendez votre tour chez le dentiste? Prenez votre ami le plus ennuyeux, il vous endormira (déjà ça en moins sur l’anesthésie)
Vous êtes en « froid » avec lui, peut-être? Alors, boudez! Intercalez-le entre deux volumes pansus, dénués d’intérêt. Faites-lui le gros dos (il l’a mérité, après tout!)
Ensuite, prenez un cachet pour dormir. Et demain, …allez le rechercher, il aura oublié qu’il n’était plus votre ami!
Marcel
Tes mots de la deuxième partie de ton billet me font rêver au sujet des librairies qui sentent le bon livre.
La bibliothèque de l’université de Coimbra est de toute beauté.
Merci