[Photo : Armando Ribeiro]
Je vous assure que j’ai hésité encore un peu et que la tentation de revenir en arrière a été grande. D’une part, j’aime bien cette rubrique et puis je crois savoir que cela faisait plaisir à deux ou trois personnes qui passaient par là. Et de nos jours faire plaisir à quelqu’un est un bonheur rare.
Mais voilà. L’usure me guette et puis le temps n’est pas extensible. Puis il faut encore que je travaille pendant la journée. Eh oui, chers amis, je suis un fonctionnaire en activité. Tiens du coup fonctionnaire et activité, ça sent comme un antagonisme.
Il faut bien que je lise des machins pour écrire des trucs. Que je me promène que je prenne des photos, que je visite des blogs pour vous offrir une toile chaque semaine, que j’aille ici et là laisser un commentaire pour que les gens ne me boudent pas, il faut, il faut, il faut…
Mais cœur tendre et âme faible comme je me connais, je vous proposerai une bêtise musicale pour chaque dernier samedi du mois. Histoire de ne pas perdre la main. Rendez-vous donc la veille de la révolution des oeillets, le 24 avril. La chair est donc si faible?… Les écouteuses aussi…
Salif Keita, 2009 – La différence
Récemment lauréat aux Victoires de la musique, au nez d’une Cesária Evora magnifique, l’album de Salif Keita est, comme ses précédents, un savant mélange de rythmes acoustiques aux couleurs d’Afrique.
On entend partout le titre phare La différence, et c’est dommage que d’autres titres ne soient pas ‘commercialisés’ davantage à la radio.
La musicalité de l’album est superbe et les paroles donnent du volume à un album équilibré. Un demi-siècle d’existence au conteur et chanteur qui se renouvelle toujours et encore. Un bonheur.![]()
Andrea Ross, 2007 – Moon River
Je dois vous dire que c’est d’abord le sourire ensoleillé de la fillette qui a retenu mon regard. Puis, apprenant que c’était une découverte d’un certain Andrew Lloyd Webber, j’ai cru entendre que mon écouteuse serait heureuse de faire sa connaissance.
Malgré son jeune âge – 15 ans? – sa voix est profonde et déjà assez mûre, même si cet album (réservé uniquement au Royaume-Uni) est d’une qualité inégale.
Parmi la forêt de thèmes qui sont devenus des classiques comme Songbird ou encore Moon River, j’ai bien aimé son interprétation de Learn To Be Lonely, qui, à mon avis, laisse présager une belle carrière.
Martha Wainwrigh, 2009 – Sans fusils, ni souliers/ À Paris
Loin de l’album de reprises, Martha n’a pas cherché dans la facilité et donne un son très personnel a quelques chansons (certaines pas très connues) du répertoire de la grande Piaf.
Certes, je ne suis pas la meilleure personne pour vous parler de Martha puisque j’adore l’excellence de son timbre vocal et forcément si je vous dis que je trouve cet album un véritable bijou, vous allez me regarder le sourcil plié et le regard moqueur.
Et pourtant… Tout ce que je souhaite est qu’elle continue à nous offrir encore et encore des comme ça. Longtemps. ![]()




Merci de nous faire découvrir cette jeune fille pleine de talent que je ne connaissais pas !
Pour la version de Moon river, connaissais vous celle de Patti Griffin qui me donne la chair de poule et m’émeut à chaque fois ?
Merci Armando !
Quelle bonne nouvelle! Youpi! Youpi! Youpi!
Armando, c’est avec grand plaisir que j’ai lu ton billet nous disant que tu continuais à nous offrir de la musique chaque dernier samedi du mois.
Je suis vraiment ravie. C’est du bonheur pour le printemps.
J’ai beaucoup apprécié la toute jeune Andrea Ross. Elle est belle comme un coeur et sa voix est magnifique. Un très beau moment d’écoute.
Bisous
Ah on s’est laissé attendrir malgré tout …quel plaisir pour nous
je note Mme Wainwright comme à découvrir je ne pars pas bredouille
merci Armando