Ma semaine en chansons, 27 mars 2010

[Photo : Armando Ribeiro]

Je vous assure que j’ai hésité encore un peu et que la tentation de revenir en arrière a été grande. D’une part, j’aime bien cette rubrique et puis je crois savoir que cela faisait plaisir à deux ou trois personnes qui passaient par là. Et de nos jours faire plaisir à quelqu’un est un bonheur rare.

Mais voilà. L’usure me guette et puis le temps n’est pas extensible. Puis il faut encore que je travaille pendant la journée. Eh oui, chers amis, je suis un fonctionnaire en activité. Tiens du coup fonctionnaire et activité, ça sent comme un antagonisme.

Il faut bien que je lise des machins pour écrire des trucs. Que je me promène que je prenne des photos, que je visite des blogs pour vous offrir une toile chaque semaine, que j’aille ici et là laisser un commentaire pour que les gens ne me boudent pas, il faut, il faut, il faut…

Mais cœur tendre et âme faible comme je me connais, je vous proposerai une bêtise musicale pour chaque dernier samedi du mois. Histoire de ne pas perdre la main. Rendez-vous donc la veille de la révolution des oeillets, le 24 avril. La chair est donc si faible?…  Les écouteuses aussi…

 

Salif Keita, 2009 –  La différence

Récemment lauréat aux Victoires de la musique, au nez d’une Cesária Evora magnifique, l’album de Salif Keita est, comme ses précédents, un savant mélange de rythmes acoustiques aux couleurs d’Afrique.

On entend partout le titre phare La différence, et c’est dommage que d’autres titres ne soient pas ‘commercialisés’ davantage à la radio.

La musicalité de l’album est superbe et les paroles donnent du volume à un album équilibré. Un demi-siècle d’existence au conteur et chanteur qui se renouvelle toujours et encore. Un bonheur.

Andrea Ross, 2007 – Moon River

Je dois vous dire que c’est d’abord le sourire ensoleillé de la fillette qui a retenu mon regard. Puis, apprenant que c’était une découverte d’un certain Andrew Lloyd Webber, j’ai cru entendre que mon écouteuse serait heureuse de faire sa connaissance.

Malgré son jeune âge – 15 ans? – sa voix est profonde et déjà assez mûre, même si cet album (réservé uniquement au Royaume-Uni) est d’une qualité inégale.

Parmi la forêt de thèmes qui sont devenus des classiques comme Songbird ou encore Moon River, j’ai bien aimé son interprétation de Learn To Be Lonely, qui, à mon avis, laisse présager une belle carrière.

L’avenir nous le dira…

Martha Wainwrigh, 2009 – Sans fusils, ni souliers/ À Paris

Loin de l’album de reprises, Martha n’a pas cherché dans la facilité et donne un son très personnel a quelques chansons (certaines pas très connues) du répertoire de la grande Piaf.

Certes, je ne suis pas la meilleure personne pour vous parler de Martha puisque j’adore l’excellence de son timbre vocal et forcément si je vous dis que je trouve cet album un véritable bijou, vous allez me regarder le sourcil plié et le regard moqueur.

Et pourtant… Tout ce que je souhaite est qu’elle continue à nous offrir encore et encore des comme ça. Longtemps.

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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4 réponses à Ma semaine en chansons, 27 mars 2010

  1. Virginie dit :

    Merci de nous faire découvrir cette jeune fille pleine de talent que je ne connaissais pas !
    Pour la version de Moon river, connaissais vous celle de Patti Griffin qui me donne la chair de poule et m’émeut à chaque fois ?
    Merci Armando !

  2. Lali dit :

    Quelle bonne nouvelle! Youpi! Youpi! Youpi!

  3. Denise dit :

    Armando, c’est avec grand plaisir que j’ai lu ton billet nous disant que tu continuais à nous offrir de la musique chaque dernier samedi du mois.
    Je suis vraiment ravie. C’est du bonheur pour le printemps.

    J’ai beaucoup apprécié la toute jeune Andrea Ross. Elle est belle comme un coeur et sa voix est magnifique. Un très beau moment d’écoute.

    Bisous

  4. Dominique dit :

    Ah on s’est laissé attendrir malgré tout …quel plaisir pour nous
    je note Mme Wainwright comme à découvrir je ne pars pas bredouille
    merci Armando

Les commentaires sont fermés.