Plume d’ange, écriture d’elle

Elle n’a nulle envie de lui écrire de grands messages personnels. Elle aime écrire, mais elle se perdrait trop. Dans l’essouflement des mots, d’abord, puis dans les sentiments qu’elle n’est pas sûre de transcrire comme son cœur le lui souffle.Alors, elle préfère passer des heures à chercher une image sur laquelle elle mettra quelques lignes, dans son blog.

Elle sait que des habitués, devenus des amis, viendront la lire. Qu’elle va avoir des commentaires. Atendrissants. Insolents. Élogieux. Amicaux. Surprenants. Intrigants. Et elle sait que tout cela lui plaira.

Elle sait aussi qu’elle ne cessera de faire des allers et venues. Pour se rassurer que les yeux pour qui elle a caressé les mots écrits les ont bien lus.

Elle sait qu’il lira toujours ses mots. Elle sait qu’il fera des silences. Par pudeur. Par sensiblerie. Parce qu’il lui a dit ne pas avoir des mots habillés de lumière pour pouvoir lui répondre. Parce qu’il lui dira qu’il n’a pas assez de talent pour tisser les mots qu’il voudrait.

Et ça l’énerve. Tellement. Ça l’énerve.

Et elle lui dira qu’il a des mots magiques. Qu’il a des mots que d’autres voudraient écrire à sa place. Et qu’il n’a qu’à s’asseoir et à écrire. Comme il a l’habitude de le faire. D’un jet, pour que les mots jaillissent de sa plume comme des perles d’eau d’un cœur en larmes.

Et elle lui dira qu’elle comprendra tous ces mots. Qu’elle aime ses mots. Tous ses mots.

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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2 réponses à Plume d’ange, écriture d’elle

  1. Denise dit :

    Les mots il suffit qu’on les aime pour écrire un poème.

    (Raymond Queneau)

  2. isa dit :

    « Au delà de nos différences
    Des coups de gueule des coups de sang

    À force d’échanger nos silences
    Maintenant qu’on est face à face
    On se ressemble sang pour sang »

    les mots ne sont pas à moi, mais ils disent beaucoup de chouses

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