Ma semaine en chansons, 6 février 2010

Il me vient l’envie d’ouvrir ce mois dédié aux amoureux par ces voix féminines que j’affectionne tout particulièrement puisque magnifiques,  entrainantes et avec cet accent de rêveries nécessaires pour nous envoler ailleurs, là ou seule la musique peut nous faire voyager.  Loin de nos réalités, nos demains plus ou moins gris, nos mots. Ceux qu’on dit et puis ceux qu’on écoute. Et à propos d’écoute,  je me tais et je vous laisse écouter mes propositions.

Carol Welsman, 2009 – The Language of Love

Rien de mieux pour ne pas sombrer dans la déprime que cet opus de la fille aux plus de 60 000 albums vendus rien que dans son Canada natal, où un de ses albums a été, en 2008, primé Album de l’année, dans la catégorie Jazz.

Dotée d’un sourire blond conquérant, elle possède une virtuosité vocale qui ne souffre pas les comparaisons mais qui me fait quelquefois à penser à la pétillante Peggy Lee. Carol a cette qualité insaisissable de vous parler de ses émotions sans besoin d’artifices.
Ses nuances vocales donnent une couleur nouvelle à des chansons comme Every Breath You Take ou Can’t Help Falling In Love et on ne peut que craquer pourr son interprétation de la Chanson De Maxence, créée en 1967 par Michel Legrand pour la comédie musicale Les demoiselles de Rochefort et interprétée par un jeune Jacques Perrin.

Avec The Language of Love, Carol Welsman nous propose un voyage musical où nos souvenirs à fleur de peau frissonnent au gré de ses chansons et de sa voix. Un must.

Heather Masse, 2009 – Bird Song

Ce qui frappe d’abord chez cette auteure-compositrice talentueuse est la pureté originale de sa voix magnifique au service des mots qu’elle chante.

Les 13 chansons portent sa signature et sont une subtile promenade, avec des détours par des ballades folk, un boogie joyeux, du gospel ou encore du jazz-blues.

Quelque part entre les voix de Rickie Lee Jones et Jennifer Warnes, la sienne est claire et captivante, et on a un peu de mal à décrocher.

C’est comme pour les bonbons, plus on prend plus on en a envie.

Maiko Watson, 2009 – Sweet Vibration

Encore une de ces belles voix féminines qui font fondre dès les premières syllabes le cœur le plus endurci.

Originaire de la Guyane, Maiko fait partie des Sugar Jones, nommé à l’origine Sugar Street, un groupe canadien de cinq filles, créé en 2001, pour les besoin d’un concours de télévision. Pour ceux que ça peut intéresser, elle vit dans une petite ville du côté du Manitoba.

Ce premier album en solo est résolument optimiste et parle de l’amour et des choses de tous les jours avec des accents de soul, de disco, de reggae et, étonnez-vous, de jazz. Apaisant pour toute âme blessée.

Et voilà… désolé mais j’ai écouté les mêmes albums à plusieurs reprises, alors comme quatrième album, pourquoi ne pas faire comme moi et réécouter Carol Welsman… ou Heather Masse… ou Miko Watson.

À vous de voir…

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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5 réponses à Ma semaine en chansons, 6 février 2010

  1. Servanne dit :

    Découvertes, un bonheur …

    Fraîcheur de femmes /.

    Bisous acides au lait

  2. Chris dit :

    Quel plaisir ! Plus je vais et plus je suis sensible à ces voix, féminines, chaudes, claires, sublimes … Oh je prends le tout monsieur ! 😉
    De belles découvertes, merci Armando

  3. Lali dit :

    Tu as eu raison de les réécouter, ils semblent tous tentants, et surtout celui de cette Carol dont tu m’as fait découvrir un album il y a plus de trois ans!

  4. Denise dit :

    Les trois albums sont magnifiques. De sublimes voix qui réchauffent…

    Merci, Armando!

  5. JC dit :

    Je me régale en écoutant l’album de Carol
    Les deux autres sont de la même veine et j’ajouterai que c’est nous qui en avons de le veine grâce à toi
    Merci

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