Me revoilà, comme chaque semaine, avec les états d’âme de mes écoutes musicales, qui, à la veille de cette période des fêtes et au vu du nombre de disques qui sortent, grignotent de plus en plus sur mon temps de lecture… des blogs et autres bonheurs.
Ceci dit, il est passionnant d’observer la stratégie commerciale des maisons de disques qui profitent de la saison pour sortir ‘en masse’ tant d’albums, à coup sûr destinés à la hotte du père Noël que vous êtes. Je dois vous avouer que la maladie des reprises et autres médiocrités, à laquelle il faut ajouter Eddy Mitchell et Garou (berk), accompagnées d’un Renaud vraiment désolant et d’une Natasha St Pier qui compile dix ans de succès, se répand plus vite que la grippe A(H1N1). Pourtant personne ne semble vraiment s’inquiéter. Pourtant, tout n’est pas vraiment mauvais. La surprise est venue de la belle Isabelle, qui elle aussi commençait à me taper sur les nerfs, et qui, pour se réconcilier avec mon écouteuse, me sort un album assez plaisant, ce qui me fait vous proposer l’écoute de son single Chansons pour les mois d’hiver.
Que voulez-vous, j’ai un cœur artichaut… chaud… chaud…
Jesse Cook, 2009 – The Rumba Foundation
Si vous avez un doute sur mon regard émerveillé par le talent de ce prodige canadien (né à Paris de parents canadiens), vous n’avez qu’a faire un p’tit tour par là… allez-y… moi je vous attends ici… Rien ne presse… C’est fait?… Bon j’y vais alors…
Ce coup-ci, le virtuose nous revient avec The Rumba Foundation, où l’excellence ne fait que se renouveler et où Jesse Cook prouve une fois encore (en avait-il vraiment besoin?…) qu’il est incontestablement un maître du flamenco auquel il donne une touche propre, reconnaissable et unique.
Un régal à écouter dans l’ordre proposé ou dans celui que vous souhaitez. Et, si vous faites partie de ceux qui n’avez jamais écouté cet artiste, je vous suggère de ne pas perdre plus de temps. Ce serait dommage. Pour le bonheur de vos auditives. 
Rosanne Cash, 2009 – The List
Eh oui, ma bonne dame, c’est de la country. Et la fille de qui vous savez est devenue l’un des auteurs-compositeurs les plus avertis et un synonyme de qualité qui résume toutes les influences, rock, jazz, blues et toutes ces multitudes de musiques qu’elle a pu écouter tout au long de son existence.
L’ensemble de The List m’a plongé dans ce bonheur d’écouter une artiste pleine d’émotion où les chansons s’enchainent sans qu’aucune fausse note ne vienne perturber votre plaisir.
Si, au hasard des vos noëlleries, il vous reste encore quelques sous et que vous tombez nez à nez avec Rosanne, vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire. 
Pink Martini, 2009 – Splendor In The Grass
Efficace. Même si Pink Martini nous avait habitués à plus beaucoup mieux (c’est du belge, pour ceux qui n’ont pas compris).
Pour Splendor in the grass, dont la musique a un petit zeste de Tchaïkovski (à écouter), ils se sont donnés les moyens de quelques voix dont celle de Chavela Vargas dans une pénible version de l’excellente chanson de Luz Casal, Piensa en mi. Seule fausse note d’un album qui au fond reste un tour du monde amusant, comme seul Pink Martini possède le savoir–faire.
Si vous êtes vraiment un mordu de Pink Martini, père Noël, sapin, et tout le tralala, sinon pas vraiment. Gardez vos sous. 
Willie Nelson, 2009 – American Classic
Si dans votre discothèque il vous manque encore une énième version de Fly me to the moon ou bien de The Nearness of you ou encore de Come rain or come shine, dans une voix vieillissante aux interprétations décontractées et moelleuses, cet album va vous plaire.
Moi, à vrai dire, je ne m’amuse plus tellement de cette multitude de reprises en tout genre qui semble assaillir le monde frileux de la musique qui préfère faire briller les vieilles casseroles que se donner les moyens de faire le pari de la nouvelle cuisine, avec ses nouvelles saveurs et surprises.
Cet album, malgré les charmantes présences de Diana Krall et Norah Jones, n’aura aucune incidence sur la carrière de Willie Nelson et encore moins dans les lignes du fameux Songbook américain, mais ça sent l’album de trop… je vous le signale quand même, Noël approche et au cas où vous auriez quelqu’un dans le nez… 





Ah Jesse Cook, hummmmmmm!
Et dire que c’est toi qui m’as fait découvrir ce gars de chez nous il y a un moment…
Je ne ferai pas dans l’originalité
Très bonne cuisine que celle de Jesse sur laquelle j’ai flashé cash !
Jesse Cook et Rosanne Cash ont ma préférence cette semaine.
Bisous, Armando pour tout ce travail de recherches musicales que tu fais pour nous faire plaisir!
Rosanne Cash ou une histoire d’hérédité j’aime, pas autant que le papa mais j’aime