[Photo : Armando Ribeiro]
J’avoue volontiers que je suis assez content de ce que j’ai choisi de vous présenter cette semaine. Des albums empreints de tendresse, de nostalgie, d’émotion et de magie.
Une semaine marquée par les découvertes et par la certitude que la musique est un des rares langages qui arrive à nous relier dans ce que nous avons de plus profond en chacun de nous. Ce besoin d’exister, d’aimer et d’être aimé, au delà de toutes nos certitudes, nos convictions et nos différences.
Et puis, en guise de clin d’œil à Dominique, Lali et toutes ces amatrices de livres et de lectures, il me plait de terminer par une phrase volée dans Le jour et la Nuit (Georges Braque) : Le vase donne une forme au vide, et la musique au silence.
Janiva Magness, 2008 – What Love Will Do
Si les deux précédents albums ne sont pas arrivés jusqu’à vos écouteuses, alors je vous conseille de rattraper rapidement le retard et de faire connaissance avec cette incroyable force de la nature qui réinvente (oui c’est bien le mot qu’il faut utiliser) des chansons déjà entendues précédemment, comme I’m Glad Youre Mine (Al Green) ou encore Don’t Do It (The Band), par exemple, en les chantant avec une voix rauque, sensuelle et puissante, qui fait crépiter le blues et la soul comme des braises vivantes sur le feu de la passion, et qui lui ont déjà valueen 2006 et 2007 la reconnaissance de ses pairs puisque la belle a remporté deux années de suite le très convoité Blues Award for Contemporary Female Artist of the Year…eh oui, rien que ça. Je savais que cela allait vous chatouiller l’aspirateur sonore.
Orpheline à 16 ans, suite au suicide de ses parents, elle a connu quelques foyers d’accueil, avant de vivre dans la rue. Rien d’étonnant donc que la belle soit porte-parole de Casey Family Programs, pour Foster Care, un organisme sans but lucratif qui aide les enfants, à qui elle offre le magnifique et émouvant Sometimes You Got To Gamble. Et si pour Janiva Magness, ce troisième opus, What Love Will Do, n’était rien d’autre qu’un puissant cri d’amour? 
Simone White, 2009 – Yakiimo
Mélancolique et fragile, presque dépouillé, avec une voix qui s’accroche aux mélodies envoûtantes, l’ensemble se tient délicatement en équilibre au cours de douze chansons qui se collent dans la tête comme un voyage paisible à l’intérieur de nous-mêmes.
De belles histoires et quelques réflexions qui, mine de rien, arrivent à vous toucher le cœur et l‘esprit. Moi, cœur de pierre, je suis sous le charme. Complètement. Ne le dites à personne. Vous allez bousiller ma réputation.
[Lire : Listen, See, Feel]
Victor Biglione, 2009 – Uma Guitarra No Tom
Il s’agit, je n’ai point de doute, de l’un des meilleurs guitaristes brésiliens du monde du jazz. Il faut cependant savoir que Victor est né à Buenos Aires où il a vécu jusqu’à l’âge de six ans.
Accompagné à la basse par Sérgio Barrozo et par André Tandeta à la batterie, il promène sa magie unique dans les thèmes connus de la musique populaire brésilienne, avec des chansons qui parfois sont nées il y a plus de 30 ans mais qui semblent originales et de notre époque.
Écouter cet album est un plaisir et il procure à la fois le bonheur de voir que la musique ne cesse de tailler de nouveaux chemins, qu’on croyait déjà explorés et épuisés. Il s’envole des lieux communs de ce que pourrait être un hommage de plus à Tom Jobim, pour se promener avec bonheur dans la sonorité d’une musique brésilienne qui nous ensorcelle. Et ce n’est pas JC qui s’en plaindra. 
Maria Do Ceo, 2008 – No bico un cantar
Oh le frisson… Je ne vous dis que ça. Portugaise, Maria do Ceo est allée vivre en Galice, sa voisine, quand elle n’avait que 9 ans. Admiratrice d’Amália, elle a commencé à chanter et No bico un cantar est son huitième album. Déjà ?…
Un album magnifique, contenant 17 titres d’une émotion rare, empreints de douceur et de sérénité : la voix magique de Maria do Ceo est à consommer sans retenue.
Je dois vous dire que malgré cette saloperie de buée qui me colle aux yeux, je suis resté accroché à cette fusion d’une douceur toute galéga et d’une mélancolie on ne peut pas plus portugaise et qui me transporte jusqu’au cœur de cette Lisbonne qui pleure dans mes veines. Que voulez-vous?… On ne se refait pas… 





Merci, moi aussi je suis complètement sous le charme du dernier Simone White.
Non, non, ne te fais pas refaire, pense à ce que ça a donné pour Michael Jackson. Tu es très bien comme ça, si, si. Et puis, tu pourrais perdre ta façon de raconter dont on se délecte et ça on veut pas!
Je suis comme Dominique, sans hésitation je craque pour Maria do Ceo !
Merci au poète au coeur « tendre » de nous offrir ce petit bijou ! Oh oui, une voix mélancolique et empreinte de douceur qui remue l’âme… mais que c’est bon !
Bonne fin de semaine Armando… ainsi qu’à tous ‘les petits veinards » qui viennent en ton pays bleu ! Bises
Tu nous offres un samedi musical magnifique, Armando.
J’aime la voix profonde de Janina Magness, la douceur de Simone White et en écoutant Victor Biglione, je suis aux anges!
Maria do Ceo m’enchante pas sa voix émouvante, magique et d’une grande beauté. Mon coeur fait boum-boum!
Armando, laisse aller la buée…cela fait du bien!
Bisous pour tes excellents choix !
Tu dis être assez content de tes choix … et bien ! Et nous donc !
Armando, comme toujours c’est joliment dit, avec un « ton » bien particulier, et puis la photo est extra ! rire …
Victor, émotion et quelques prises de vues qui font rêver, quand je vois le mal que j’ai à faire un accord sur la guitare de petit fiston pfff ! 😉
Janiva, quel charme , quelle présence ..
Simone, j’aime beaucoup les intonations particulières, c’est doux …
Et Maria … foooo … sublime !
Dominique a raison et elle a trouvé une belle idée ! Un tampon à l’encre bleue, de quoi estampiller nos accompagnements musicaux … 😉
Bisous et beau week end à tous aussi ( merci JC ! rire)
Je suis baba devant le dernier Simone White hanté par Nick Drakke, sublime choix cher Armando 😉
D’accord avec Dominique Maria est super !
Je ne te donne pas mon avis sur Victor tu l’as fait à ma place lol
La voix de Janina est également quelque chose qui accroche
Et Simone a une voix reposante !
Merci pour ces choix Armando
Et bon week-end à toi at à tes sympathiques visiteurs
Moi qui craque au son du fado voila bien un nouveau nom qui m’enchante, le site de Maria do Ceo est très beau et la voix magique
Je vais m’inventer un label : Recommander par Armando, un beau tampon …bleu évidemment