Mon mois en chansons, 29 janvier 2011

Voilà que nous sommes déjà au premier Mon mois en chansons de l’année 2011 qui promet d’en avoir douze, si tout se passe bien. Bien sûr.  Je vous avoue que j’ai eu du mal à choisir les albums de ce mois-ci, puisqu’aimant écouter un peu de tout (et cela même quand ce « tout » est loin de faire partie des mes préférences musicales) je constate que, fruit du hasard, je me trouve avec quatre chanteurs et deux chanteuses, alors que mes goûts se portent généralement vers les voix féminines. Vous avez sans doute remarqué que j’ai dit quatre chanteurs. Donc, quand je vous disais que j’allais faire des efforts, ce n’était pas des paroles en l’air.

Puis des six albums, il n’y en a vraiment trois qui ont ma préférence. Je vous laisse deviner. Petit coup de main. Les deux filles y sont. Et puis l’autre c’est un moustachu dont le fils a écrit des merdouilles pour Johnny.

Si avec tout ça vous ne devinez pas, je ne saurai plus quoi faire. Vous n’allez tout de même pas croire que j’oserais traiter ouvertement Louis Chedid de moustachu tout de même…  Vous savez quoi?… Vous êtes gonflés, je trouve.

Je vous laisse mijoter là-dessus, et trouver la réponse vous-mêmes, tout en vous signalant que, comme d’habitude, il n’y a rien à gagner.

Allez, tchao. Je reviendrai le 26 février. Après avoir balayé toutes les insultes et en espérant qu’il ne pleuve pas. On est quand même mieux au sec. Ne trouvez-vous pas?…

Yannick Noah, 2010 – Frontières

À chaque nouvel album de Yannick c’est pareil. Personne ne ménage ses éloges. À croire qu’il fait faire partie d’une liste qui s’affiche partout pour féliciter l’ex-joueur de tennis. Pas de doute, le gars est né sous une bonne étoile.

Sympa. Souriant. Cool. Il s’amuse et tout va bien.

C’est vrai que ses chansons ont du rythme.  C’est vrai qu’elles parlent d’amour et puis de tolérance mais, à vrai dire, plus j’écoute ses albums, plus j’ai le sentiment que cela tourne en rond. Il me reste l’idée que j’écoute toujours la même chose.  Puis, quand je demande à mes collègues ce qu’elles trouvent dans les chansons du grand Yannick elles me disent, en retournant leurs yeux, comme des merlus sous les braises « oh il n’est pas mal du tout comme mec le gars et puis il est super sympa »… et hop, le sujet est clos.

N’empêche, sympa ou pas, que je pleure quant même mes 14,99 €… Un moment d’égarement à la Fnac cela ne pardonne pas …

Souad Massi, 2010 – O Houria

Souad Massi n’arrête pas de nous envoûter au fil des albums avec sa voix sublime et ses mélodies prenantes. Qu’elle chante en arabe, en anglais ou en français, la magie opère. Ses textes sont universels et sensibles et ils ne nous parlent que de fraternité et de liberté.

Bien évidemment qu’à force de l’entendre partout dans les radios j’ai une préférence pour Tout reste à faire, un duo avec le grandissime Francis Cabrel, mais je vous assure que Tout ce que j’aime n’est pas vraiment très loin.

Un album et une voix dont je ne me lasse pas et qui, depuis 2001, ne fait que nous offrir des merveilles.

S’il vous tarde de faire connaissance avec sa musique, n’hésitez pas plus longtemps. Vous auditives vous remercieront.

Amparo Sanchez, 2010 – Tucson Habana

Si comme moi vous avez constamment les écouteuses en alerte, alors la voix d’Amparo ne vous est pas étrangère puisque la fille fait partie du magnifique groupe Amparanoia, né en 1995 de la rencontre de la chanteuse et de Manu Chao.

Ce premier opus en solo enchante par la richesse de son contenu chargé d’émotion et, c’est certain, des titres comme La gata baja la lluvia, Mi suerte et Hoje en blanco (en duo avec Omara Potuondo) nous font voyager entre finesse et frisson.

Si l’homme en rouge ne vous a pas laissé un exemplaire au pied du sapin alors vous êtes en droit de penser ce que je pense.

À écouter. En boucle.

Michel Sardou, 2010 – Etre une femme

Bof… et rebof…  Voilà que Sardou sait aussi faire de la vraie merdouille.

Que vous dire d’autre de ce Sardou 2010, avec un upgrade, d’un goût pas très raffiné, d’Être une femme. Certes, on vous dira qu’il vous faut entendre la chose au deuxième degré et que le rythme techno dance fait vendre dans les boites branchées. Bof… Et puis le duo avec la Xéline. Mon Dieu!…  Enfin, si ça rapporte des sous au petit Michel c’est bien…

Pour ma part, je crois connaitre assez bien la discographie de monsieur Sardou pour affirmer que cet album n’apporte rien de vraiment nouveau et de significatif à son immense discographie, et cela malgré Et puis après, L’humaine différence, Soleil ou pas. Les seuls titres que mes écouteuses ont trouvé à peu près audibles.
Trois sur treize, ça fait cher tout de même. Bon c’est vrai que certains me diront que c’est du Sardou. Mais que ça fait cher, ça fait cher… Non, je ne deviens pas radin…

Tony Carreira, 2010 – O mesmo de sempre

La dernière fois que le bleu s’est attardé à offrir quelques mots sur le Sinatra portugais (wow!!!… là je me suis surpassé !), cela m’a valu un jardin de mots on ne peut pas plus fleuris qui n’ont épargné personne, ni ma pauvre mère.

Ce coup-ci, et pour vous prouver que mon billet du début d’année n’était pas de l’encre jetée en l’air, je me lance, le cœur à ras-bord de bonnes et pieuses intentions, en me disant que mes écouteuses n’iront pas me bouder pour si peu.

Faut que je vous dise que, en français, le titre de l’album veut dire « Le même de toujours ». Et je vous assure que le garçon a été honnête sur ce coup.  C’est en effet toujours le même… Pas mieux, pas pire… le même…

… ça alors… mon poisson rouge vient de se suicider. Comment a-t-il faire pour se noyer?…

… mais revenons donc à notre Sinatra… Ce coup-ci vous remarquerez que je n’ai rien dit que puisse choquer la morale publique. Maman va pouvoir dormir paisiblement…

Louis Chedid, 2010 – On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime

Avec Comptez sur moi en ouverture, voilà un de ces albums qui me font croire encore que les grands orfèvres de la chanson française n’ont pas disparu dans le tube cathodique des chansons insipides. Dans l’ombre. Et puis que de temps à autres ils s’avancent sur le devant de la scène pour laisser dans nos cœurs ces mots généreux et mélancoliques qu’on écoute en boucle sans se lasser.

Voilà un artiste dont un reconnait la signature, sans fausses notes ni ratures et qu’on entend défiler au rythme du temps qui passe, de la vie, de la tendresse, de la mort, et qu’on savoure doucement, comme on déguste un bol de chocolat chaud. Et on se laisse même quelquefois émouvoir, comme pour la chanson 10. Ironique et tendre, le créateur d’Anne ma sœur Anne,  mériterait qu’on lui accorde une place plus importante dans les médias. Pour que la chanson française s’habille d’une autre image.   

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