Par chemins

Jean-Claude Mazloumian
[
Déblogue]

Mes pas m’ont dirigé au loin dans la forêt
Je trouve enfin le calme et je tombe en arrêt
Sur la branche l’oiseau me semble guilleret
Me chantant la beauté de ce coin du Loiret

L’allée qui paraissait un peu trop cavalière
M’a gentiment mené au sein d’une clairière
Je regarde le ciel, allongé sur le sol
M’abreuvant d’un silence où mes soucis s’envolent

Mon esprit reposé ne pense plus à rien
Tout en moi se délasse en dénouant les liens
Quelques instants plus tard le silence se tait
Interrompu qu’il est par des rires très gais

Un couple assez âgé passe tout doucement
Ils sont beaux leurs regards brillants comme diamants
Il la tient par le bras et je la vois ravie
Ils ne sont qu’amoureux souriant à la vie

Je baisse alors les yeux et j’aperçois ma main
Qui ne peut caresser que ma peau de chagrin
Je cueille tristement quelques fleurs égarées
L’une vient me blesser d’une épine acérée

Pourtant son doux parfum réveille en moi soudain
La senteur oubliée d’un souvenir divin
Le bouquet s’évanouit. Que tout cela est loin !
Et ma main dans ma main je reprends mon chemin

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