
Lueur tamisée sur la fausse lenteur des années qui s’écoulent dans l’épaisseur ocre de ses silences.
Et elle garde, cachés au fond d’une très vieille boîte à secrets, tous ces mots, bercés par le souvenir d’anciennes blessures, qu’on croyait laissés moribonds dans une enfance qui n’a jamais connu de majuscules, et qui viennent fleurir hors saison son cœur nuance coquelicot, lorsqu’au bout de ses cils valsent des perles de diamants. Semblables à celles que laissent échapper les anges quand le souvenir des nos mots manquent cruellement de tendresse.
Ne comptez pas sur elle pour dessiner des mots à faire taire tous ceux à qui elle a ouvert un jour son cœur d’enfant et qui, de peur de croiser son regard, ne lui disent jamais bonjour et se taisent à son anniversaire.
[Photos et mots : Armando Ribeiro]
