Adriano Sousa Lopes

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Adriano Sousa Lopes a démarré sa vie professionnelle en tant qu’assistant en pharmacie.

Avec l’appui d’Afonso Lopes Vieira, il s’est inscrit à celle qu’on appelait alors l’Académie royale des beaux-arts de Lisbonne en 1898, où il a eu comme professeurs Luciano Freire et Veloso Salgado, lequel s’est distingué comme peintre de tableaux dits historiques.

Parti pour 1903 à Paris avec une bourse de l’État, il aura comme professeur le prestigieux Fernand Cormon et croisera le chemin de Joaquín Sorolla y Bastida et Albert Besnard qui auront une évidente influence sur sa peinture.

En 1917, il connaîtra le prestige d’une exposition à Lisbonne et la presse de l’époque le couvrira d’une pluie d’éloges qui ne seront jamais divulgués en dehors du cercle artistique et élitiste de l’époque. On prétend que le président de la République Bernardino Machado achètera quelques travaux et on a fait écho du vol d’un tableau qu’il aurait peint à Venise.

Dans un monde troublé par la première guerre mondiale, le peintre est nommé par le gouvernement artiste officiel sur le front occidental. En février 1918, les premiers soldats portugais arrivent au nord de la France pour défendre un secteur militaire d’environ 18 kilomètres, situé dans la plaine du Lys, où s’est déroulée la bataille du même nom.  Ce sera d’ailleurs cet événement tragique qui le fera connaitre auprès du grand public portugais.


Parrainé par Columbano Bordalo Pinheiro, il lui succèdera comme directeur du Musée national d’art contemporain, en 1929.

Peintre possédant une solide formation académique et ayant les impressionnistes français comme maitres, Adriano Sousa Lopes connaîtra un parcours indépendant et important dans l’art portugais de la première moitié du vingtième siècle.

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