
Alors qu’une partie d’entre vous s’apprête à rentrer, pour reprendre la vie qu’on a mise dans les tiroirs il y a quelques jours et reprendre les joies de l’effréné rythme ‘métro-boulot-dodo’ en rêvant des prochaines vacances, me voici avec ce que j’ai pu écouter pendant cette période où la pluie et les orages n’ont pas cessé de me taquiner les talons. Comme s’il ne suffisait pas que j’aie dû maintenir l’estaminet ouvert pendant que vous profitiez du farniente, sans que vous n’ayez eu une pensée charitable, reconnaissante et chrétienne à mon égard. Mais quelle génération. C’est du propre. Comme on dit au pays du cowboy qui tire plus vite que son ombre…

Lisa Maxwell, 2010 – Retour aux standards de jazz
Je vous avoue que c’est par la chanson Méditation, d’Antonio Carlos Jobim, que mon écouteuse s’est drôlement accrochée à la voix douce et envoûtante de Lisa Maxwell, à propos de qui, artistiquement parlant bien sûr, je ne sais strictement rien d’autre que ce raconte son site.
Pour ce qui est des « retour aux standards de jazz », je ne peux vous dire que de You’d Be So Nice To Come Home To, d’un certain Cole Porter, jusqu’à Moonlight Savings Time, interprété en 1931, par Carmen Lombard, l’album est un véritable délice et je vous le recommande pour accompagner un diner aux chandelles, les pieds dans le sable, en rêvant d’un succulent dessert. Quoi?… Ce n’est pas interdit d’être gourmand, que je sache.
[malheureusement je n’ai rien trouvé dans Youtube la concernant. Serait-elle toujours en vacances?… mais ici vous pouvez avoir un aperçu]

Paul Simon, 2011 – So beautiful or so what
Paul Simon nous revient pour un nouveau travail en solo, après cinq ans d’abstinence. Son précédent, Surprise, date de 2006.
Que les puristes et tous ceux qui suivent fidèlement et inconditionnellement le grand Paul me pardonnent mais je dois leur avouer, (sans pour autant avoir recours à la torture) que je n’ai pas été vraiment emballé par aucune des dix chansons (oui, que dix) de So Beautiful or so what.
Certes, on peut toujours s’attarder à se dire que les textes sont toujours aussi poétiques et que ses dons de musicien sont toujours là, mais… je vous avoue que je n’ai pas décollé. C’est comme ça. Faut pas forcer l’écouteuse. Quand ça veut pas, ça veux pas.
Et dire qu’on m’avait menacé ouvertement en me disant : « Écoute ça. Tu vas adorer! ». Eh bien, non. Pas vraiment. Désolé.

Mario Lucio, 2010 – Kreol
Pour une fois et ce n’est pas coutume, je vous demanderais de lire ce que le site Mondomix — Musiques et cultures dans le monde — a écrit à propos de cet album. Et ceci pour la seule raison que je pense pareil.
Et vous?… Vous pensez quoi?

Selah Sue, 2011 – Selah Sue
C’est du belge et c’est encore un talent qui gagne à chaque écoute de nouveaux appréciateurs.
Pour l’instant, les revues et les spécialistes se perdent dans les superlatifs et comparaisons en tout genre, en passant par Lauryn Hill et en prétendant que cela ce n’est, bien entendu, que des compliments.
Votre humble serviteur qui l’écoute (merci Sophie) depuis ses premières chansons, encore confidentielles, ne pourrait vous dire que du plutôt positif, même si je trouve que, comme d’habitude, on peut lire de tout et du n’importe quoi dans la presse.
La petite Belge née du côté de Louvain, à une poignée de kilomètres de Bruxelles, et qui parle un français aussi parfait que mon néerlandais, n’est encore qu’un espoir qui, si tout va bien, fera sa place dans la pop musique. Peut-être. Mais entre ce qu’on écoute et ce qu’on lit…
À propos de lecture, je vous conseille la lecture du billet d’une fine connaisseuse… [tiens, c’est drôle, t’as vu ça JC, elle m’a viré de sa blog roll comme un malpropre!… mais que t’avais raison mon gamin, on n’est vraiment pas grand-chose dans ce bas monde. C’est l’âge qui veut ça ou le flair?…]
Et hops, un coup de poussière dans ma blog roll… Et un partout.

Yoel Diaz Cuban Jazz Session, 2010 – Encuentros
Yoel Diaz, pour ceux qui veulent le savoir, est un compositeur cubain de talent et un virtuose (toujours cubain) du piano. Il s’est d’ailleurs déjà produit avec Luc de Larochelière (le gars de Cash City, do you remember?…) aux Francofolies de Montréal ainsi qu’au Festival international de jazz de Montréal, outre les premières parties de noms comme Tito Puente ou encore Sergent Garcia.
Il y a un an environ, il a lancé avec Cuban Jazz Session ce bijou d’album qui contient douze merveilles, avec la voix de Karen Young, à écouter et à réécouter sans retenue. Déjà que la pochettte est un régal, ne trouvez-vous pas?
Portez-vous bien. Bisous aux autres. Et à la prochaine. Peut-être.