

Inauguréée par l’écrivain serbe Svetislav Basara et par Mia Couto, en représentation de la langue portugaise, la Foire internationale du livre de Belgrade, la quatrième foire la plus importante après celles de Francfort, Paris et Turin, a ouvert ses portes le dimanche 23 octobre.


Le langue portugaise est l’invité d’honneur de cette manifestation où, sous le titre évocateur Une langue, plusieurs cultures, plusieurs auteurs d’expression portugaise originaires d’Angola, du Cap-Vert, du Mozambique, de la Guinée, de São Tomé et Prince, du Brésil, du Timor, et, bien évidemment du Portugal, vont être mis en lumière.
Dans l’esprit que « ma patrie est la langue portugaise », comme l’a si bien exprimé Fernando Pessoa, une vingtaine d’auteurs seront présents, parmi lesquels, Mia Couto (Terre somnambule ou Chronique des jours de cendre), José Eduardo Agualusa (Les femmes de mon père), Alice Vieira (Carnet d’août), Lídia Jorge (La dernière femme), Luandino Vieira, Ana Maria Machado, Cremilde de Lima, Bebeti do Amaral Gurgel, ou encore Gonçalo M. Tavares, qui sera l’écrivain invité en clôture de l’événement, dimanche prochain, le 30 octobre.
Comme à Turin en 2006, lorsque le Portugal a été le pays invité, s’ouvre à Belgrade, une immense fenêtre et on pourrait dire, comme Vergilio Ferreira, « De ma langue on voit la mer… », et c’est alors que le voyage commence naviguant sur l’immense et riche océan de mots jusqu’à maintenant inconnus du peuple serbe.
À cette occasion, plus de 20 auteurs portugais, que je vous propose de découvrir ici, ont été traduits en langue serbe. Ceux-ci viennent s’ajouter à d’autres auteurs d’expression portugaise parmi lesquels, Jorge Amado, Fernando Pessoa, Sophie de Melo Breyner Andresen ou le prix Nobel José Saramago, avaient connu déjà les honneurs d’être traduits en langue serbe.
Et il me vient les mots de Vergilio Ferreira, que je vous livre tels qu’ils me viennent : Une langue c’est un lieu d’où on regarde le monde et dans lequel se dessinent les limites de notre pensée et de notre sens. De ma langue je vois la mer. De ma langue on entend son chant, comme dans celle des autres on entendra celui de la forêt ou du silence du désert. C’est pour cela que la voix de la mer à été celle de notre inquiétude.


Alice Vieira [photo DN]