

Auteur de quarante opéras, de douze séries de cantates, d’innombrables oratorios, de musiques de chambre et de 600 ouvertures à la française, George Philipp Telemann est à la fois un des plus prolifiques musiciens de son époque et un presque inconnu pour le grand public
Né en 1681, il a été un compositeur et instrumentiste autodidacte, qui a dû se montrer persévérant pour suivre sa vocation. Ses premières compositions à l’âge de dix ans auraient été faites en cachette.
Sa famille, de confession protestante, s’opposait vigoureusement à ce que Telemann poursuive dans la voie musicale et lui a imposé de s’inscrire en 1701 à l’Université de Leipzig, où le compositeur a commencé des études de droit qu’il a fini par abandonner quelque temps après.

À Leipzig, il a fondé le Collegium Musicum, qui a formé une orchestre d’une quarantaine d’étudiants. Cette institution musicale a été dirigée à partir de 1729 par un certain Johan Sebastian Bach.
Musicien influent à son époque, George Philipp Telemann a été organiste et maître de chapelle à l’église de Leipzig, avant d’être au service de la cour du comte Erdmann von Promnitz, qu’il a accompagné jusqu’à Cracovie, où il s’est familiarisé avec la musique populaire polonaise.
Après un parcours jalonné de compositions religieuses multiples et de déplacements, d’Einasch à Francfort puis à Hambourg où il a dirigé l’opéra de la ville en 1722, le compositeur est parti en 1737, vivre à Paris où il a connu la consécration internationale.
George Philipp Telemann s’est endormi le 25 juin 1767. Il avait alors 86 ans.
Et c’est dans son travail intitulé Les nations anciennes et modernes que, parmi les Allemands anciens et modernes, les Suédois anciens et modernes, les Danois anciens et modernes, les vieilles femmes, les Turcs, les Moscovites, les boiteux et les coureurs, dans une inépuisable multiplicité de rythmes et de textures musicales, que je suis allé trouver Les Portugais, que je vous propose de découvrir.
