Qu’importe

 

 

Il se tenait debout contemplant le Soleil
Lequel face violée retardait son réveil
Des nuées endormies l’astre se dévêtit
Éloignant les derniers soubresauts de la nuit

L’étoile au pinceau d’or raviva les couleurs
Le tableau s’égaya de tons ensorceleurs
La fraîcheur du matin vint alors déposer
Sur les fleurs un collier de perles de rosée

Il se tenait debout contemplant la merveille
Laquelle encor voilée retardait son réveil
De ses rêves secrets elle se dévêtit
Éloignant les derniers soubresauts de la nuit

La belle aux cheveux d’or scintillait de couleurs
La pièce s’égaya de tons ensorceleurs
Sa fraîcheur au matin vint alors déposer
Autour du cou de l’homme un collier de baisers

Il se tenait debout entre Soleil et belle
Il chassa de l’esprit les ombres trop rebelles
Lui rendit ses baisers en remerciant les cieux
D’avoir un tel présent Ô combien délicieux !

Qu’importe le demain ! Qu’importe le chemin !
L’aujourd’hui était la main dans la main
En arrêtant le temps de leur amour si fort
Demain fut aujourd’hui jusqu’au jour de leur mort.

publié par JC le 1er décembre chez Déblogue

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