
Lorsque blanches les nuits font ressurgir les ombres
J’ai quelquefois tendance à ployer sous leur nombre.
Le ciel que je contemple est encore plus sombre
Lorsque je lui renvoie les noires qui m’encombrent.
Les autres tour à tour me tiennent compagnie.
Le visage évanoui de nouveau s’épanouit
La voix ressuscitée retrouve sa chaleur
Le froid s’abat sur moi réveillant ma douleur.
Mais d’un rire argentin l’une me remercie :
« Tu me redonnes vie et vraiment j’apprécie
De sortir du néant où je ne suis plus rien
Rappelle-moi ami chez toi je me sens bien. »
Et le ciel tout à coup s’illumine d’étoiles.
Je reviendrai souvent pour retirer vos voiles.
De vos habits d’antan je vêtirai vos ombres.
L’oubli ne pourra plus vous ranger en décombres.