
Toi qui es là qui te morfonds
Te débattant parmi tes chaînes
Le ciel a d’autres horizons
Où libre enfin on se déchaîne.
Une prison même dorée
Qui est si belle et qui enjôle
Une fois l’éclat retiré
Redevient très vite une geôle.
Un jour j’ai ôté mes menottes
Et j’ai libéré mes deux mains
Parfois j’en paye encor la note
Mais ont changé mes lendemains.
C’est un choix très pénible à faire
Avec ce que cela suppose
Mais à quoi bon vivre un enfer
Et ne plus voir fleurir les roses ?
Quant à moi cette solitude
Est belle car je l’ai choisie
Elle n’est que vicissitudes
Si elle surgit sans avis.
Entre deux maux j’ai pris le moindre
C’est du moins ce que je me dis
Le calme venu me rejoindre
Me suffit comme paradis.
Quand je regarde la balance
Le contre ses charmes déploie
Mais j’avoue que je m’en balance
Sitôt le pour reprends du poids.
Même au moment de ma vieillesse
Le ciel m’offre un autre horizon
Où bien souvent je suis en liesse
Où j’ai retrouvé ma raison.
Ne gâche pas toi ta jeunesse
Le ciel a d’autres horizons
Et les sentiments y renaissent
L’amour y est en floraison.