Carte blanche à… Odile

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Bonjour chers ami(e)s,

Je vais vous présenter un  « ami » qui, depuis des années me fascine à chaque rencontre.

Un petit grain de sable…

Il en existe des milliers, à travers le monde et tous différents.

De différentes tailles, formes, couleurs suivant son origine, et le temps qui passe.

Il voyage dans le vent, les nuages, dans les rivières, les glaciers, les mers et océans.

Et moi je voyage avec lui… par celui qu’on me rapporte ou celui que je ramasse au cours de mes visites, mes vacances.

Au retour des grands voyageurs devant mon petit pot de gains, les plages, le soleil, les déserts, les dunes, défilent devant moi..

Les continents lointains ou je cherche les minuscules îles ou atolls qui ne sont qu’un point (ou pas du tout) je traverse, je visite les villes, villages en plein désert sur atlas ou Internet…

Quoi de plus insignifiant que le sable… souvent on me dit « du sable c’est du sable » et bien non, cela est loin d’être le cas !!

Avec l’habitude on reconnaît un sable de rivière, de mer, l’origine son pays, suivant sa forme et ce qu’il contient, sa teinte, sa finesse.

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Sa taille varie de 0,065 mm à 2 mm.

Le plus souvent constitué d’une petite proportion de mica, de feldspath, de magnétite et autres minéraux durs.

Quand ils sont jeunes les petits grains sont très anguleux et pointus, puis sous l’action de l’eau et du vent ils s’arrondissent, et deviennent de plus en plus petits.

Regarder du sable à la loupe, c’est assez surprenant.

A ce jour je dois avoir environ 400 échantillons, de tous les continents.

Ce qui est surprenant sur une plage, en regardant de plus près à 100 m de distance le sable est différent !

En bord de mer, je me ballade toujours avec mes pots vident !! et arrêt obligatoire à chaque plage ! Les gens me regardent souvent bizarrement car il faut du sable propre, sans papier, cigarette… souvent je creuse un peu ou en bordure de vague…

Le sable à la particularité de se conserver même mouillé, il ne moisit jamais, pas comme la terre. Curieusement, si on serre dans les mains du sable plein d’eau, pas une goutte d’eau ne s’échappe. Cela vient de la structure de ses gains.

Voilà j’espère ne pas vous avoir ennuyé, je pourrais vous en parler des heures…

Peut-être la prochaine fois, les pieds sur la plage, ou allonger au soleil, vous verrez le sable autrement… et penserez à la collectionneuse que je suis.

Arénophile, celui qui collectionne le sable.

Si vous avez des questions… je suis là, dans la mesure de mes connaissances… je répondrais avec plaisir…

Quelques photos, pas facile de choisir dans toute la collection…j’ai pris les plus caractéristiques.

Bon voyage…

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À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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10 réponses à Carte blanche à… Odile

  1. Lilas dit :

    C’est moi qui vous remercie pour vos commentaires qui me font très plaisir, sur mes petits grains qui volent aux vents..et je suis toujours prête à accueillir les petits nouveaux…de tout horizon.!
    Peut-être une suite à cette carte blanche.
    Amitiés à tous
    Armando,c’est moi qui te remercie.

  2. LISA dit :

    De nada « dubleudansmesnuages « Como sou Portuguesa fiquei um pouco baralhada só isso :)
    Voltarei…

  3. Merci lISA de votre visite …
    Vu avez une belle vue et vous avez remarqué qu’une coquille trainait encore dans le sable. Pourtant on l’avait si bien nettoyé, mais moi avec ma vue …

  4. marcel dit :

    Bonjour Odile,

    Permettez-moi d’ajouter mon grain … de sel. Votre exposé est intéressant à bien des égards. Il montre, tout d’abord, que « simple » est toujours « beau ». Quoi de plus simple qu’un grain de sable ? (pour autant qu’il ne soit pas dans l’engrenage).
    Le sable est partout. Il se décline sur toute la palette des couleurs : du blond cendré au safran sombre; des ocres provençales de Rustrel au sable noir du nord de la Libye …
    Vous me donnez, Odile, une leçon et un regret : celui de n’y avoir pas pensé plus tôt, car, du sable, j’en ai vu de toutes les couleurs. Jamais je n’ai pensé à le mettre en bouteilles …

  5. Reine dit :

    Une jolie façon de donner des couleurs au temps qui passe ! Ici et ailleurs !
    Merci !

  6. lISA dit :

    Un petit grain se sable…??? C´est Se sable ou De sable? :)

  7. Lali dit :

    Absolument fascinants autant le texte que cette passion qui t’anime!

    Je ne pourrai pas moi non plus regarder le sable aussi innocemment qu’avant, maintenant que j’ai lu ton texte… Et quand la neige sera fondue – en juin, je suppose-, je vais aller à la quête au sable pour que tu en aies de Montréal, c’est promis!!

    Merci Odile à la fois pour le partage et pour les connaissances.
    Bisous.

  8. Denise dit :

    Mille mercis Odile pour votre magnifique carte. J’apprends tous les jours et dès aujourd’hui, je regarderais le sable différemment en pensant à vous.

    C’est du bonheur de voyager ainsi à la découverte du sable…

  9. Je suis parfaitement d’accord avec ti Isa. J’étais fasciné par la lecture du texte d’Odile et la prochaine fois que je marcherai sur les plages de l’Algarve je ne verrai plus la sable de la même manière.

    Je sais qu’elle a encore tellement de choses à nous dire sur le sable. Et qu’elle nous réserve encore d’autres découvertes non moins fascinantes.

    Je voudrais la remercier de sa confiance et de son amitié.

  10. isa dit :

    Mon dieu Odile quelle passion, j’apprécie beaucoup la façon que tu parle de quelque chose que pour les plus commun des mortelles est banal. Chaque grain de sable vu par toi est vraiment une perle. Merci de m’avoir appris la façon de les regarder.

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